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Sessions hivernales 2025 dans les canaux et polders hollandais.
Le temps du bien-être et du brochet !
Pour les anciens, la pêche du brochet était une pêche hivernale car c’était à ce moment qu’il était le plus vulnérable. Pour nous adeptes du cash and release, elle l’est toujours parce que c’est là qu’il est le plus résistant et capable de se rétablir une fois remis à l’eau.
Hiver 2025 : Pêche dans les polders hollandais, compte-rendu de nos sorties.
Je me sens bien le long des polders…
Ayant réussi avec succès notre saison 2024, nous n’avions pas pêché les polders durant ce dernier automne. C’était au début de l’hiver que nous avions décidé de reprendre en pêchant nos lieux favoris entre Hank (Hollande-Méridionale) et Den Oever (Hollande-Septentrionale), notre objectif étant de réaliser cent prises pour quinze 90+.
Première sortie.
La météo précédant cette sortie avait été venteuse. Les vents modérés d’ouest avaient réchauffé l’atmosphère en faisant osciller les températures entre 8° et 12°.
Météo : Nuageux, t° de l’air : 6°à 9°, t° de l’eau : 6°, vent de S à S-O de 30 à 40 km/h, hPa :1015.
C’était par une session de cinq jours que nous avions débuté notre saison hivernale 2025 en Brabant-Septentrional.
Jour 1 : Sur place, nous avions été étonnés par la limpidité des eaux et aussi par l’absence de pêcheurs tant hollandais que belges, ceci confirmant une certaine démotivation que nous avions ressentie durant ces derniers mois auprès de ces personnes. Pourtant sur le premier polder, nous avions en moins d’une heure réalisé trois 80+, ceci en pratiquant une pêche lente au moyen de nos swimbaits. Les attaques avaient été franches. Motivés, nous avions poursuivi en prospectant discrètement nos postes. En milieu d’après-midi alors que nous étions à huit 70+, le brochet s’était montré encore plus attaquant. Cela nous avait permis de réussir et de terminer sur un score de 13 prises. La consigne de réussite avait été simple : discrétion dans l’approche et précision !
Le swimbait est un leurre terriblement efficace pour la pêche du brochet en linéaire.
Un bon début !
Journée positive.
13 prises | 90+ : 0 | 95+ : 2 |
Jour 2 : Cette journée tempêtueuse et pluvieuse avait été difficile. Il nous avait fallu attendre la fin de l’après-midi pour réaliser quatre 70 +. Etonnamment, nous avions été interpellés par un passant hollandais qui nous avait demandé si nous pêchions pour manger. Nous lui avions répondu que le belge ne tuait pas le brochet. Il nous avait quittés avec un air sceptique en ricanant !
Journée difficile avec peu d’attaques.
4 prises | 90+ : 0 | 95+ : 1 |
A part ça !
Il est vrai que le brochet disparaît de façon inquiétante des polders et surtout depuis le covid. Nous pensons que les raisons essentielles sont d’une part la pression de la pêche exercée durant cette période par les hollandais ainsi que par les slaves y résidant et d’autre part aux cormorans de plus en plus présents sur tous les polders.
A cela, il faut également ajouter qu’actuellement les hollandais sont les seuls à ne pas prendre de mesure contre ce premier destructeur de la faune piscicole. Avant 1980, ils étaient les seuls à le contrôler en prélevant ses œufs lors de la nidification.
Jour 3 : Nous avions eu ensuite une journée ensoleillée avec un léger vent d’ouest. Le brochet s’était montré réceptif jusqu’en début d’après-midi, moment où le vent était passé au N-O. Cela nous avait été fatal. Nous n’avions plus eu d’attaque et avions terminé sur un score de six 70+.
Journée agréable.
6 prises | 90+ : 1 |
Jour 4 : Nous avions trouvé au matin des polders gelés. Heureusement, l’ensoleillement matinal en avait rapidement eu le dessus. A ce moment, nous avions toutes les chances de notre côté pour réussir. Alors, nous avions décidé de visiter des postes susceptibles de tenir un gros brochet. Sur le premier poste, nous étions restés sans attaque, les cormorans non loin en étaient certainement pour quelque chose. Sur le deuxième, nous avions été devancés par un pêcheur visiblement perdu sur l’endroit. Nous ne l’avions pas pêché. Le troisième poste plus difficile d’accès était libre et tranquille. Dans ce cas, les trois premiers lancers précis et discrets allaient être déterminants. Loin sur le côté, j’en avais profité pour regarder discrètement ma partenaire opérer. Les deux premiers lancers avaient été corrects et n’avaient rien donné. C’était dans le doute qu’elle avait lancé pour la troisième fois. Tout en sachant que si cet endroit était occupé, c’était à ses pieds que l’attaque allait se donner. Cela se passa ainsi… Sur le poste suivant, elle avait répété l’opération et réalisé ainsi un doublé de 95+. Par la suite, nous avions réalisé deux 75+ avant le marnage qui avait stoppé l’activité sur cet endroit.
Marnage : Pompage des eaux au moment de la marée basse en mer. A ce moment, la pêche du brochet est mauvaise !
Ce matin-là, il avait gelé !
Journée à gros brochets.
4 prises | + 90 cm : 0 | 95+ : 2 |
Jour 5 : Sur les cinq polders visités, il y avait du brochet. Rapidement et contrairement à la veille, nous avions compris que nous allions devoir pêcher haut pour réussir. Certains jours même en hiver alors que les eaux sont froides, le brochet se déplace très lentement. A ce moment, il est conseillé de le pêcher haut au moyen d’un leurre hybride en teinte flashy. Cela nous avait permis de réaliser six prises dont deux 90+. Chose étonnante, ces brochets étaient maigres. Nous en avions déduit que le dernier frai s’était mal passé sur ce polder et qu’il n’était pas certain qu’ils fraient en 2025.
Des brochets maigres mais batailleurs !
Journée positive.
6 prises | 90+ : 2 |
Score final :
33 prises | 90+ : 3 | 95+ : 5 |
Session réussie, nous avions dépassé nos espérances.
Deuxième sortie.
Les jours précédant cette sortie, la météo avait été pluvieuse et froide. Les vents du nord avaient refroidi l’atmosphère en faisant osciller les températures entre 2° et 13°.
Météo : Soleil-nuage, t° de l’air : 6° à 13°, t° de l’eau : 8°, vent de S à S-O de 5 à 45 km/h, hPa :1000.
C’était par une session de trois jours que nous avions commencé en Hollande-Méridionale.
Jour 1 : Nous avions débuté par un réseau de polders que nous avions l’habitude de fréquenter par le passé. Nous avions pu le pêcher en laissant porter nos leurres hybrides par les vagues. C’était ainsi que nous avions réalisé rapidement trois 75+. En raison des importants travaux de curage dans cette région, nous avions dû arrêter notre prospection. En observant le travail, nous étions certains qu’il faudrait du temps pour que ces polders se revégétalisent et redeviennent favorables à la vie piscicole. Ayant compris, nous avions décidé d’oublier les entrelacements de ces polders si riches par le passé. Nous avions terminé cette journée le long d’un canal protégé des vents forts d’ouest. Cela nous avait permis de réaliser un 95+ pour cinq prises.
Journée instructive et positive.
8 prises | 90+ : 1 | 95+ : 1 |
Jour 2 : L’air doux apporté par les vents d’ouest nous avait permis de faire rapidement cinq prises en matinée. Puis en moins d’une heure, une descente d’air froid venant du nord avait fait chuter la température de 7°. L’activité du brochet avait été littéralement coupée. Nous étions restés sans attaque jusqu’au soir.
Journée chaotique.
Jour 3 : Après ce refroidissement, nous ne nous attendions pas à une matinée ensoleillée. Quant au brochet, nous avions compris que cela lui convenait lorsque sur le premier poste nous avions commencé par la prise d’un 95+. Ensuite, nous avions galéré et avions décidé de remonter vers Utrecht afin d’y pêcher un polder qui, par le passé, était positif. Cela avait été une bonne décision. Nous avions réalisé deux 95+ pris consécutivement pour huit prises.
Journée positive.
9 prises | 90+ : 0 | 95+ : 3 |
Score final :
22 prises | 90+ : 1 | 95+ : 4 |
Session réussie.
Troisième sortie.
La semaine précédant cette sortie, la météo avait été neigeuse et froide. Ensuite, les vents faibles du S-O avaient réchauffé légèrement l’atmosphère en faisant osciller les températures entre 2° et 6°. A ce moment, le temps était devenu brouillardeux de nuit comme de jour.
Météo : Brouillard épais, t° de l’air : 5°, t° de l’eau : 4°, vent faible de S à S-O, hPa :1010.
Session de quatre jours en Hollande-Méridionale et Septentrionale.
Jour 1 : C’était dans un brouillard épais que nous avions pêché toute la journée le long de polders visiblement très pêchés au mort posé. Sur les quatre attaques, nous avions pu réaliser deux prises. Nous étions certains que les postes visités étaient majoritairement abandonnés par le brochet.
Mauvais choix de secteur.
Jour 2 : C’était dans des températures proches du zéro que nous avions débuté le long de polders en Hollande-Septentrionale. Il avait fallu attendre une légère dissipation du brouillard ainsi qu’un réchauffement de quelques degrés pour connaître quatre heures d’activité. C’était en jerkant au moyen de leurres hybrides que nous avions pu localiser du brochet et réussir sept prises dont deux 95+. Le fait de remonter vers Amsterdam et de changer notre mode de pêche nous avait conduits à la réussite.
Bons choix : De sections et de mode de pêche.
Jour 3 : Les conditions climatiques étant restées les mêmes, nous n’avions rien changé à notre façon de pêcher. En prospectant des polders que nous ne connaissions pas, nous avions été surpris par le nombre d’attaques et de prises jusqu’en milieu d’après-midi. A partir de ce moment, nous n’avions plus eu d’attaque. C’était sur un score de trois 95+ pour six prises que nous avions terminé.
Journée positive.
Jour 4 : C’était dans des températures inférieures à 0° que nous avions débuté. Rapidement, un 95+ avait été réalisé. A ce moment-là, le froid avait eu le dessus de notre matériel. Notre matériel littéralement gelé nous avait obligés de mettre fin à cette journée prometteuse !
Peu de brochets lui résistent !
Score final :
16 prises | 90+ : 0 | 95+ : 6 |
Session réussie.
Quatrième sortie.
La météo précédant cette sortie avait été venteuse et froide. Les températures étaient restées inférieures à 6°.
Météo : Nuages et soleil, t° de l’air : 4° à 6°, t° de l’eau : 4°, vent de S à S-O de 5 à 15 km/h, hPa :1004.
Session de trois jours en Hollande-Méridionale et Septentrionale.
Jour 1 : Sur place, nous avions trouvé des eaux et des conditions climatiques plus que positives pour réussir. Pourtant nous étions restés sans attaque durant toute la matinée. Le brochet certainement pris par le froid était devenu léthargique. En milieu d’après-midi sur une zone fortement ensoleillée, nous avions pu réaliser quatre prises.
Journée hivernale difficile.
Jour 2 : Durant cette journée grise et sans vent, nous avions connu durant quatre heures une activité hors du commun qui nous avait permis de réaliser dix prises inférieures à 75 cm. Parmi ces poissons, il y avait une bonne partie de brochets mâles en attente.
Journée positive comme nous les aimons.
Jour 3 : Cette fois, les polders avaient partiellement gelé. Nous avions dû attendre l’arrivée du soleil et l’après-midi pour commencer. Encore cette fois, l’activité s’était donnée au moment le plus chaud de la journée. Deux 95+ avaient été réalisés. Nous avions également décroché en phase de combat un très gros métré, certainement le plus gros de cet hiver.
Journée à gros brochets.
La pêche durant ces trois jours avait été difficile. C’était au moment le plus chaud de la journée en travaillant en surface nos swimbaits que nous avions réussi !
Score final :
19 prises | 90+ : 1 | 95+ : 2 |
Session difficile.
Cinquième sortie.
Les jours précédant cette sortie avaient été majoritairement ensoleillés avec du gel.
Météo : Nuages et soleil, t° de l’air : 6° à 8°, t° de l’eau : 4°, vent de S à S-E de 12 à 18 km/h, hPa :1020.
Session de six jours en Hollande-Méridionale et Septentrionale.
Jour 1 : A notre arrivée, nous avions trouvé des polders en voie de dégel.
Toutefois, en cherchant, nous avions pu pêcher mais nous étions restés sans attaque jusqu’en milieu d’après-midi. Sur les deux derniers polders visités, nous avions réussi et réalisé 100 et 122 cm pour quatre prises. Pour Anne, c’était son deuxième 120+ qu’elle venait de réaliser dans les polders.
Jour 2 : Durant la nuit, les vents d’ouest avaient réchauffé l’atmosphère et dégelé complétement les polders. Les brochets y avaient réagi au point que nous avions eu des attaques durant toute la journée. Ces attaques timides nous avaient permis de réaliser seize 70+. Aucun 90+ n’avait été remarqué.
Jour 3 : Cette fois, il y avait beaucoup d’activité animale tant sur les bords que sur l’eau. Il en avait été de même du côté des brochets durant toute la journée. Parmi nos quatorze prises, nous avions plusieurs 80+ et trois 90+.
Jour 4 : Malgré la douceur printanière, nous avions dû attendre l’après-midi pour connaître une véritable explosion de l’activité qui nous avait permis de réaliser un 95+ pour douze prises.
Jour 5 : Les jours se suivent mais ne ressemblent pas. En moins de dix heures, nous avions rebasculé dans l’hiver. Bilan, cinq prises modestes.
Jour 6 : Retour de la douceur printanière ainsi que de l’activité. C’était en fin de journée que nous avions connu un vrai moment de frénésie qui nous avait permis de réaliser quinze 75+ et un 90 cm.
Jour 7 : Nous étions le 28 février, jour officiel de la fermeture de la pêche du brochet. C’était en compagnie de pêcheurs hollandais, allemands et belges que nous avions passé cette journée ensoleillée. L’activité s’était donnée durant toute la journée. Cela nous avait permis de réaliser six prises ainsi que le dernier métré de la saison hivernale. Nous avions également terminé par un contrôle du service de pêche néerlandais et avions pu aussi donner notre impression sur l’avenir de la pêche dans les polders. Un seul conseil, soyez en ordre en cas de contrôle c-à-d permis joint à votre carte d’identité !
Score final :
69 prises | 90+ : 2 | 95+ : 6 |
Session réussie.
Bilan de nos pêches hivernales en polder durant nos six dernières années.
Année | Jours de pêche | Nombre de prises | 90+ |
2019 | 15 | 143 | 11 |
2020 | 23 | 177 | 17 |
2022 | 21 | 175 | 17 |
2023 | 16 | 89 | 23 |
2024 | 14 | 99 | 20 |
2025 | 21 | 159 | 30 |
2021 : Année du covid.
Bilan 2025.
Hiver 2025 Janvier-février.
Total des prises en 21 jours de pêche : 159 dont 10 métrés inférieurs à 122 cm
90+ : 7 | 95+ : 23 |
A part ça.
Publication de Fédération de pêche de Haute-Garonne 31.
« Voici le résultat du recensement des grands cormorans qui s'est déroulé le lundi 15 janvier 2024 partout en France ! Nous remercions l'ensemble des personnes qui gravitent autour de la pêche associative, qui se sont investis dans le froid à la tombée de la nuit pour comptabiliser ces oiseaux lors de leur rassemblement quotidien sur leur dortoir. Malheureusement les résultats sont inquiétants, 6438 cormorans comptabilisés sur 34 dortoirs en Haute-Garonne, soit une augmentation de 21% par rapport à l'an passé et +47 % par rapport à 2018. Jusqu'à quand nos milieux aquatiques vont-ils pouvoir tolérer cette prédation ? En attendant, nous nous devons de prendre notre mal en patience et faire confiance aux actions scientifiques et politiques menées par la Fédération Nationale de la Pêche en France FNPF. »
Le castor dans les rivières et les polders hollandais.
La Régie des eaux de Rivierenland prend des mesures pour réduire les nuisances et les dangers des castors. L'Office des eaux a élaboré à cet effet un protocole dit du castor.
En 1988, le castor, une espèce animale indigène disparue des Pays-Bas depuis un siècle et demi à cause de la chasse, a été réintroduit dans le Biesbosch et le Gelderse Poort. Après des débuts quelque peu hésitants, le castor fait un véritable retour. Le nombre de castors est aujourd’hui estimé à plus de 3000. Environ un tiers d’entre eux vivent le long des grands cours d’eau : la Meuse, le Rhin et le Bas-Rhin faisant partie de la zone de travail aquatique de l’office des Eaux de Rivierenland. Les plaines sont l’habitat idéal pour les castors. Leurs impressionnantes grottes, barrages et châteaux constituent le couronnement du développement de la nature et de l’écologie.
Les gens voient désormais régulièrement des castors. Les animaux s’installent de plus en plus dans les zones urbaines et les polders. Malheureusement, cela entraîne aussi de plus en plus de dégâts ou de risques : les digues sont minées et les barrages dans les fossés provoquent des inondations. Il appartient aux services des eaux de limiter ces risques. Pour y parvenir le mieux possible, en tenant compte du statut protégé du castor, un nouveau protocole castor a été établi. Il décrit la méthode de travail et les mesures pour qu’un endroit devienne peu attrayant pour le castor : fermeture des couloirs dans les digues, enlèvement des barrages dans les fossés, etc…Bien que le protocole n’exclue pas la mise à mort des castors, il précise que toutes les mesures alternatives et moins drastiques doivent être tentées en premier.
Sur base du protocole du castor, l’office des eaux souhaite obtenir une dérogation à la loi sur la conservation de la nature afin de pouvoir intervenir de manière responsable en cas de dommages ou de risques dus aux activités des castors. Avec le protocole, l’office des eaux s’inscrit dans la politique provinciale en matière de nature.
En outre, le Rivierenland Water Board plaide auprès du Rijkswaterstraatvet des organismes de gestion du site pour créer des zones de refuge en cas de crue pour les castors dans les plaines inondables : élévations végétalisées dans le paysage où les castors peuvent chercher refuge.
Extrait d’un article paru dans Het Kontakt Alblasserwaard.
Fauna Hengelsport a changé d’adresse.
Durant cet hiver, le premier magasin d’articles de pêche hollandais avait fermé ses portes durant presque trois semaines afin de s’installer au 4 rue d’Elftweg à Raamsdonksweer. Désormais, ce véritable mégastore expose sur une surface de 3200 m2 les plus grandes et meilleures marques du monde de la pêche sportive. Nous lui avions rendu visite peu de temps après son ouverture. Merci Fauna Hengelsport !