Bienvenue sur la Passion du Brochet.

Pêche du brochet : en rivière, en lac et en canaux.

lapassiondubrochet@gmail.com

Le brochet en lacs irlandais et grands lacs.

A la fin février, nos inquiétudes se tournent vers le déroulement du frai. Si au courant des mois de février, mars et avril, la température de l’eau se réchauffe normalement, c’est à une température d’eau de plus ou moins 9° que le frai du brochet se passera. A cette condition, le frai se déroulera bien et il est certain que la saison sera prometteuse. Par contre, si celle-ci varie en rechutant en dessous des 8°, le frai sera difficile. Le brochet en sortira malade et certainement stressé. La saison sera pénible, marquée par de longues périodes d’inactivité entrecoupées par des moments de frénésie. Le poisson est démis et seul le repos hivernal le remettra en condition. De cette première constatation, nous avons été plus loin en recherchant la température idéale pour le pêcher. Après plusieurs années de relevés, nous avons déduit que celle-ci doit être comprise entre 9° et 16°pour que l’activité du brochet soit maximale. Si elle est inférieure, il s’engourdit et réagit lentement. Si elle est supérieure, il digère difficilement et recherche sa température idéale en s’enfonçant dans les profondeurs. Par contre, si elle est dans cette plage, c’est le moment où il faut intensifier les sorties.

La stratification d’un lac.

Au printemps, les eaux d’un lac se réchauffent lentement et ne dépassent pas les 16° avant la fin de celui-ci. Les brochets, venus frayer, resteront cantonnés près des rives car les eaux en bordure sont à bonne température et le poisson blanc, frayant à son tour, ne manque pas. Cependant au fil des mois, ces eaux se réchauffent. Les gros brochets, les premiers, s’en écartent vers le large. C’est pourquoi les zones et les profondeurs de tenue évoluent également. En été, les eaux vont se répartir progressivement en trois couches. La première, les eaux chaudes de surface dont la température peut facilement dépasser les 20° est appelée l’épilimnion. Dans cette couche vivent alevins et poissons blancs. L’épaisseur de cette couche sera à son maximum à la fin du mois d’août. La deuxième a une température comprise entre 20° et 6°. Cette couche est appelée la thermocline. La troisième a une température qui se stabilise aux environs des 4°. Elle est appelée l’hypolimnion. Maintenant que nous connaissons l’évolution de la température de l’eau, il nous est facile de deviner ce que fait le brochet en été. La thermocline étant formée, le gros brochet y a élu domicile et s’y déplace sans avoir de repère si bien qu’il peut être partout. Pour se nourrir, si nécessaire, il en sortira et opèrera de véritables raids dans la couche supérieure riche en poissons blancs. Sa pêche devient aléatoire.

Cette photo satellite montre la stratification d’un lac
en été et permet de localiser les zones à brochets.

En automne, une fois l’équinoxe passé, les nuits deviennent plus longues que les jours et les températures sont en chute. Progressivement, les eaux se refroidissent et sous l’action mécanique des vents, les couches d’eau s’uniformisent. Le brochet, à ce moment, suit cette variation de température et remonte des profondeurs en se rapprochant des rives pour vivre normalement fin octobre à une profondeur inférieure à 5 m. L’hiver approchant, le besoin de se nourrir est grand. Le brochet chasse et devient vulnérable pour le pêcheur. En hiver, les eaux refroidissent plus vite en surface qu’en profondeur. Tous les poissons sont en recherche de quelques degrés en plus. C’est en s’enfonçant dans les profondeurs du lac qu’ils les trouvent et passeront l’hiver. C’est là également que le brochet se tient. Devenu avare de ses mouvements, il connaît une activité très ralentie.

Tableau des profondeurs en fonction des saisons.

Proche de la rive En retrait de la rive Plus au large Aux abords des fosses Dans les fosses
Mars 0 à 2 m
Avril 0 à 3m
Mai 1 à 4m Au tombant des fosses
3 à 5 m
Juin 1 à 4m Au tombant des fosses
3 à 5 m
Juillet-Août Au tombant des fosses
3 à 5 m
Dans la thermocline
Septembre-Octobre 1 à 3m Au tombant des fosses
3 à 5 m
Novembre 1 à 3m Au tombant des fosses
3 à 5 m
A 1 m du fond
Décembre Sur le fond

Nous avons établi ces constations sur des grands lacs naturels irlandais ayant des profondeurs atteignant les 20 m.

En résumé, nous le rechercherons :

Comment le traquer en lac?

En lac, c’est en bateau que nous le recherchons. En Irlande, nous utilisons un schilling boat de 5,50 m muni d’un 6 ch. Ces bateaux en polyester sont sécurisants et ont une glisse exceptionnelle pour une faible motorisation. Aux Pays-Bas, nous utilisons un bateau suédois de 4 m adapté à la pêche du brochet et équipé d’un 10 ch. Ce bateau sécurisant et solide offre l’avantage de pêcher les petits et grands canaux ainsi que les grandes ballastières dont la pêche est une pêche de lac.

A la traîne.

Pour réussir à la traîne, il est nécessaire d’avoir une bonne connaissance des poissons, de la tenue du brochet ainsi que des appâts ou leurres à utiliser en fonction du moment. Il ne suffit pas de canoter en tirant une ligne pour réussir. Toutes nos parties de pêche en lac débutent par une traîne à une ligne simple et ceci en suivant les cassures de fond. Le but essentiel étant de localiser les brochets et de juger de leur agressivité. Ils peuvent se trouver soit à postes fixes (nous les appelons aussi postes saisonniers car ils en changeront au fil de la saison) ou momentanément sur des postes de chasse fréquentés à différents moments de la journée. Ce sont ces postes qui nous intéressent car nous y reviendrons au moment fort de la journée.

La traîne au poisson mort.

Si la température de l’eau est inférieure à dix degrés, nous pratiquons une traîne lente de 2 à 3 nœuds aux appâts naturels. Les appâts utilisés sont des gardons, des rotengles ou des hybrides de 15 à 20 cm montés sur des montures spinnerpike ou à hélice que nous plombons devant ou sur l’axe de la monture. Pour atteindre la bonne profondeur de pêche, le poids de ces montures peut aller jusque 30 g. Les yeux sur l’échosondeur, barre franche en main et canne en main droite, la traîne est lancée à tribord distance 20 m pour ma partenaire et à bâbord 12 m pour moi. Ce qui nous permet de pêcher à des profondeurs différentes. Durant toute la traîne cela pouvant durer plus de dix heures, nous manions nos appâts par de petites tirées horizontales tandis que notre bateau suit une trajectoire sinusoïdale, ce qui permet de couvrir un maximum de terrain en donnant à l’appât l’impression d’un poisson blessé. La traîne ou la traque devient dynamique. L’attaque sera brutale.

Spinnerpike.

La traîne au poisson nageur.

Lorsque les eaux se réchauffent et dépassent les 12°, c’est à la traîne au poisson nageur que nous les traquons. Pour cela, nous utilisons des leurres ayant une nage parfaite et un profil proche du poisson fourrage. Parmi ceux-ci, nous recommandons de chez Rapala :

Il reste à associer la bonne teinte à ces modèles. Après des années de pêche, nous avons remarqué que certaines teintes revenaient quel que soit le modèle utilisé : le vert, le bleu et l’orange. L’explication, nous l’avons trouvée dans la propagation de la lumière à travers l’eau. Monsieur Jan Olsson, un maître en matière de pêche, nous en parle dans son magnifique ouvrage « La pêche à la traîne » dont nous recommandons la lecture. Voici ce qu’il nous dit : "L’eau absorbe les ondes lumineuses jusqu’à une certaine profondeur. Les rayons du soleil atteignent au maximum 200 mètres de profondeur. Le rouge, le violet et l’orange sont les premières couleurs à disparaître lorsqu’on s’enfonce, le rouge n’étant plus perçu dans certaines eaux dès 3 ou 4 mètres de profondeur, même par grand soleil. Le bleu, le vert et le vert fluorescent pénètrent à une profondeur environ 10 fois supérieure à celle du rouge, en eaux claires et aux heures les plus lumineuses…" Merci pour cette explication! Le brochet perçoit le vert et le bleu de façon vive. Certainement agressé et énervé par les flashs de ces couleurs, il les attaque par agressivité de façon violente.

Parmi les couleurs présentées par la firme Rapala, nous utilisons :

Notre vitesse de traîne est réglée par la vibration du poisson nageur. C’est pourquoi nous traînons toujours les mêmes poissons nageurs en faisant varier les teintes et les distances de traîne. Nous traînons le plus silencieusement possible.

La traîne au leurre souple.

Lorsque les conditions de pêche sont réunies pour la recherche d’un grand brochet en lac profond, c’est aux gros leurres souples que nous le traquons. Nous utilisons à cette fin les leurres Sandra en 23 cm de chez Delalande. Ces leurres sont à la fois figuratifs et vibrants. Ils se terminent par une longue queue fine, courbée et large. Celle-ci est percée de trous. Le but de cette conception est de générer à faible vitesse de puissantes vibrations auxquelles le brochet réagit. Nous les utilisons sur de grosses têtes plombées allant de 25 à 60 grammes, armées d’un hameçon simple 7/0. Nous doublons cet armement par un triple n°2/0 fixé en dessous du ventre. Le choix de la couleur a également son importance. Nous en avons sélectionné quatre :

Nous les traînons lentement en les maniant par de amples tirées et aussi parfois en marquant de légères accélérations. Ce mode de pêche est une traque au gros brochet.

La traîne au Bull Dawg.

C’est la firme américaine Muskie qui a inventé et mis au point ce leurre souple particulièrement prenant. Sa nage naturelle ainsi que son positionnement dans l’eau nous ont séduits. C’est aux Pays-Bas et en suite en Irlande que nous avons testé cet étonnant leurre souple. Aujourd’hui, il fait partie de nos leurres de base. Nous l’utilisons au printemps et en été lorsque les brochets sont en action le long des roselières. A vitesse lente, nous les traînons en les maniant par de amples tirées. Les attaques peuvent être franches ou délicates marquées par de simples tenues. Dans le doute, nous ferrons. Les leurres utilisés sont des Alien Eel de chez Savagear dont vous pouvez visionner l’action de pêche ainsi que les teintes en cliquant sur ce lien : www.savage-gear.com .

La traîne à la cuiller ondulante.

Lorsque que rien ne va, nous nous calons dans le bateau et traînons nos cuillers ondulantes en prospectant patiemment de l’extérieur vers l’intérieur des fosses. Nous utilisons à cette fin des cuillers ondulantes de deux types, les cuillers oblongues et ondulées pour les profondeurs et les grandes palettes larges et bombées pour le reste. Ces cuillers sont sélectionnées suivant quatre critères : dimensions, poids, effet planant et teintes holographiques.

Pour prospecter les fosses, nous utilisons des cuillers ondulantes oblongues très pénétrantes dans l’eau. Le poids ne dépasse pas les cinquante grammes. Ces cuillers sont armées d’un triple 2/0 garnies d’un twist rouge. Après les avoir laissées descendre sur le fond, nous les remontons d’un mètre. Lentement, nous les traînons en relevant et baissant obliquement nos cannes. L’attaque est violente. Pour les bordures de fosse, nous utilisons les larges palettes dont les poids varient de 50 g à 100 g. Ces cuillers sont également fortement armées et prolongées par un gros twist rouge. Nous traînons lentement à dix mètres maximum du bateau et manions nos cuillers par de larges tirées suivies de relâchés. C’est une pêche qui demande de la patience et de la concentration. Nous utilisons dans ce mode de pêche les cuillers ondulantes Zillax silure de Jean-Claude Tanzilli ainsi que celles de Henk Simonsz.

Au manié ou à la cuiller.

La première difficulté de la pêche au mort manié est de savoir situer les brochets. Nous l’avons dit, il y a deux types de brochets. Ceux positionnés à postes fixes et les autres venant chasser en groupe à certains moments de la journée sur des postes précis. C’est la traîne qui nous renseigne ces endroits. Ces postes sont des plages riches en petits poissons, des plateaux peu profonds ou des tombants de fosse. C’est là que nous venons les attendre et les pêcher. La seconde difficulté est le positionnement du bateau. Pour cela, nous nous positionnons toujours face à la place à prospecter, loin d’elle et vent dans le dos. Nous ancrons et laissons dériver lentement le bateau. A vingt mètres du poste, nous pêchons en utilisant des poissons de plus ou moins 15 cm de long montés sur des montures à plombage intérieur allant jusque 12 grammes maximum, ceci dépendant du vent et des vagues. L’action de pêche est simple. Après avoir lancé à une quinzaine de mètres du bateau, nous ramenons lentement en faisant planer notre poisson. Si les brochets sont sur le poste, les attaques sont immédiates. Nous utilisons également, lorsque les brochets sont mordeurs, des cuillers non lestées que nous plombons en tête. Nous utilisons nos créations mais les cuillers : Aglia Marabout ou Giant Marabout de chez Mepps font également parfaitement l’affaire. Ces grosses cuillers peuvent être maniées lentement comme au mort manié. Elles sont très efficaces et le choix des teintes est suffisant. Nous utilisons également pour leur efficacité les cuillers ondulantes. Celles-ci sont effilées, légères et longues de douze centimètres. Nous les manions canne relevée en variant la vitesse de récupération.

Au poisson mort en dérive.

Que ce soit au flotteur dérivant ou à la tirette, ces techniques se pratiquent en bateau. Les cannes utilisées ont une longueur de 3,60 mètres, une action semi-parabolique ainsi qu’une puissance de 60-80 grammes. Elles sont équipées de moulins débrayables garnis de tresse vingt et un centièmes.

Dérive au flotteur.

Nous utilisons suivant la force du vent des flotteurs coulissants en mousse de 7 g et 10 g que nous plombons à 4 g et 7g. Lestés ainsi, le mouvement des vagues anime déjà nos appâts. Une première façon de monter la ligne est classique. Après avoir enfilé le flotteur, le plomb, la perle en caoutchouc et fixé l’émerillon agrafe, nous attachons un câble de soixante centimètres en métal line de puissance vingt kilos. Pour donner au poisson mort une nage encore plus naturelle, ce câble est armé de deux triples n°2 montés en série à une distance de six centimètres l’un de l’autre. Les appâts utilisés sont des gardons de quinze centimètres. Avec une aiguille à enfiler, nous faisons passer le métal line à travers les branchies et la bouche. Les hameçons sont fixés alors sur l’un des flancs du poisson. La profondeur de pêche est donnée par l’échosondage qui renseigne celle du poisson fourrage, généralement 3m à 5 m. La technique de pêche est simple. Après avoir placé le bateau de travers dans le vent, nous laissons dériver et lançons nos lignes face au vent. A partir de quinze mètres, nous commençons à récupérer nos appâts par de faibles tirées entrecoupées d’arrêts bien marqués. Une fois proche du bateau, nous faisons dandiner nos poissons morts en marquant également des temps d’arrêt. Il est fréquent qu’un brochet suive l’appât ou soit venu se poster en vue de l’attaquer. Si nous n’avons pas d’attaque, nous récupérons et relançons. L’attaque n’est pas brutale. Le brochet vient prendre le poisson en perdition. Une fois en bouche, il marque un temps d’arrêt. Moulin ouvert, nous le laissons partir quelques mètres et le ferrons énergiquement. Piqué dans la gueule, il pourra être remis à l’eau sans grand dommage. C’est ça l’art de la pêche propre! Une deuxième façon de monter notre ligne est peu classique. Elle est destinée à des brochets difficiles posés sur le fond. Celle-ci se différencie de la première par le plombage que nous glissons à l’intérieur du poisson. La ligne se compose d’un flotteur, d’une agrafe, d’un câble en métal line de puissance vingt kilos sur lequel nous enfilons une olive allongée de 4 à 7 grammes et terminons par un triple n°1. Les appâts utilisés sont des gardons de 12 à 15 centimètres. Le câble est passé au moyen d’une aiguille à enfiler par la gueule et ressort à la queue. L’olive est glissée à l’intérieur du poisson et le triple dans la gueule. Monté de la sorte, le poisson repique toujours vers le fond. L’action de pêche est simple. Elle consiste à dandiner par de amples tirées le poisson au-dessus du fond. A l’attaque, nous rendons la main et ferrons. Cette méthode est inspirée de la tirette irlandaise.

Tirette irlandaise.

Lorsque le vent est fort, les bordures des lacs s’enrichissent de sédiments et de nourriture recherchée par les gardons qui en profitent pour se nourrir. Cette concentration momentanée de poissons blancs attire les brochets. Afin d’être proche d’un de ces poissons se nourrissant sur le fond, le pêcheur irlandais enfile un gardon par la gueule en glissant à l’intérieur de celui-ci une olive allongée, le triple étant glissé dans la gueule. Monté de la sorte, il le lance vers le large et laisse dériver le flotteur vers le bord. Poussé par le vent, le tressautement du flotteur anime le poisson mort qui devient prenant.

Tirette au-dessus du fond.

C’est une méthode discrète et efficace destinée aux brochets devenus peu actifs et posés sur le fond. La ligne se compose d’un émerillon pater noster, d’un plomb olive de 10 à 15 grammes fixé à un des œillets de l’émerillon, d’un câble de 60 cm en métal line se terminant par une monture JPK armée de deux triples n°2. Cette monture décolle le poisson mort du fond et permet une animation lente. Les poissons morts utilisés sont des gardons de 15 cm. Nous plaçons le bateau face au vent et lançons devant nous. L’action consiste à faire glisser l’appât sur le fond en marquant des temps d’arrêt. Nous prospectons ainsi les fosses du lac. L’attaque est généralement discrète et se gère comme la précédente.

Pêche du brochet au jerk.

Cette pêche nous est venue des Etats-Unis et est fortement pratiquée en Suède ainsi qu’aux Pays-Bas. C’est actuellement la pêche moderne du brochet. Pour la pratiquer, on utilise des jerks. Ce sont des gros poissons nageurs sans bavette lestés dans la partie ventrale. Ces leurres émettent de fortes vibrations et se récupèrent lentement. Ils vont de 50 à 100 g et sollicitent fortement le matériel. C’est pourquoi nous utilisons des cannes de casting de puissance 50-100g munies de très solides moulins à tambours tournant garnis de tresse 24/100e. L’utilisation d’une tresse plus fine est à déconseiller car elle s’usera rapidement et cassera. A défaut de ce matériel, il est possible d’utiliser des cannes plus courtes destinées au spinning mais il faut savoir que celles-ci seront fortement sollicitées et s’abîmeront. A défaut des leurres « Buster Jerk », les jerks que nous utilisons sont des Glidin’Rat de chez Rapala, des Deviator Jerk Bait de chez Savagear ainsi que des Rapper 128 de chez Spro. Le montage de la ligne est particulier car celle-ci se termine par un bas de ligne rigide en 100/e en fluorocarbone d’une longueur de 30 cm. Le but de celui-ci est d’éviter que les hameçons viennent s’emmêler sur la ligne lors du maniement. Ce bas de ligne peut également être en acier mais pour son manque de discrétion, nous ne les utilisons pas. L’action de pêche est très sportive et demande de l’entraînement. Elle consiste à faire glisser le leurre en donnant des coups de scion. Une fois à l’eau, le jerk se positionne verticalement et coule. En moulinant, il prend une nage sinusoïdale. En donnant un premier coup de scion vers le bas, il fait un écart. Un second coup le fait glisser dans l’autre sens. A partir de là, nous moulinons quelques tours et poursuivons ainsi de suite en faisant nager notre leurre suivant notre propre désir. La prospection de la zone de pêche se fait en éventail de la droite vers la gauche. Si celle-ci est profonde, elle se fera à plusieurs étages d’eau, premier passage en dessous de la surface, deuxième passage deux mètres plus bas. Cette pêche est une traque au gros brochet par excellence qui demande de la patience ainsi qu’une parfaite connaissance de la tenue du brochet.