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Pêche du brochet : en rivière, en lac et en canaux.

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Sessions printanières. 

C’était par les Pays-Bas que nous avions débuté cette saison mais contrairement à celle du sandre, l’activité du brochet avait été inexistante. Poursuivant par l’Irlande, nous avions fait les mêmes constats et pris connaissance que l’Upper Erne European Predator Challenge 2018 avait été décevant. Puis, nous avions connu le temps des ouvertures France, Pays-Bas et Belgique. A partir de ce moment, nous avions retrouvé des brochets plus actifs et nos sorties se soldèrent régulièrement par la prise de brochets métrés.

Première sortie : 24 et 25/03.

Pour ces deux jours, nous avions décidé de visiter deux grands plans d’eau hollandais afin d’estimer leur richesse piscicole. A notre grand étonnement, nous avions été étonnés par la difficulté d’échosonder le poisson blanc. Ce constat, nous n’avions pas été les seuls à le faire. Deux prises avaient été réalisées.

Total des prises : 2 : 72 et 74 cm.

Que s’était-il passé ?

En parlant avec de vieux briscards hollandais, nous avions appris que le poisson n’était pas sur les lieux que nous avions visités mais encore sur les fleuves où la pêche au sandre avait été excellente.

Deuxième sortie : 7 au 14/04 en Irlande.

A l’écoute de connaissances françaises et belges, nous étions retournés vers l’Irlande avec beaucoup de motivation pour une longue session. Sur place, nous avions trouvé une Irlande triste portant les stigmates d’un hiver dur arrivé tardivement. Aucune trace d’une reprise printanière n’était visible, la température jour étant de 9°, les vents N-O à N-E renforçant cette impression de froid. En ce qui concerne la rivière Dromore que nous avions décidé de pêcher, celle-ci était en crue. Quant aux lacs, ils étaient toujours à leur contenance maximum. En ce qui concernait les brochets, ceux-ci étaient à 100% en phase de frai.

Coincés, nous avions dû accepter cet état de fait et essayer de pêcher. Cela avait été une session impossible comme nous n’en avions jamais connue. Chaque jour, nous avions constaté d’importantes concentrations de poissons blancs tapis dans les fonds. Quant aux brochets, ils étaient facilement observables sur les prés inondés mais ceux-ci étaient généralement de petite taille.

Jour 1 : L’élément de cette journée avait été le constat du frai ainsi que l’absence de brochet dans les postes. En pêchant au manié poisson, nous avions pu faire six prises inférieures à septante centimètres.

Jour 2 : Nous avions pris la décision de pêcher un lac froid dans l’espoir de trouver des brochets en attente de frai. C’était au moment le plus ensoleillé de la journée que nous avions prospecté le tombant d’une longue cassure. Ce qui avait permis à Anne de réaliser un brochet métré (102 cm) ainsi qu’un des mâles l’accompagnant. Cette journée s’était terminée sur un quota de trois prises.

Jour 3 : Cette journée pluvieuse et venteuse nous avait rapporté cinq prises inférieures à septante centimètres.

Jour 4 : Cette journée froide et sombre balayée par des vents du N-E nous avait obligé de mettre un terme à seize heures sur un score d’une prise

Jour 5 : Après la visite au centre médical local pour début de bronchite…, nous avions décidé de prospecter à pied certains tronçons de la rivière Dromore. C’était en fin de journée que nous avions réalisé cinq 65+ (71 et 72 cm pour les gros). Nous avions également trouvé d’importants restes de brochet tués la veille par des polonais que nous savions sur cette section.

Jour 6 : En poursuivant notre prospection de la rivière en bateau, nous avions réalisé six 70+. En fin de journée, nous avions été informés par les irlandais que nous avions intérêt de descendre beaucoup plus bas, les sections visitées en amont étant jugées très pauvres et braconnées.

Jour 7 : Nous avions écouté le conseil. Malgré le froid, il nous avait semblé que le frai était terminé sur cette zone. En pêchant au manié poisson, quatre 70+ avaient été pris ainsi que deux 80 + (81 et 83 cm). Nous avions noté que ces brochets étaient sur le fond. Ce qui était normal étant donné que le poisson blanc y était.

Jour 8 : La météo plus clémente et ensoleillée nous avait permis de mieux pêcher. Six brochets corrects avaient été réalisés. Ce qui était très positif. Hélas, notre session était terminée…

Total des prises : 38 : 17<70 cm ; 12<75 cm ; 2<80 cm ; 6<85 cm et 102 cm.

De cette aventure, nous avions retenu que le recul des saisons allait nous obliger à revoir nos dates de session. Cependant, par expérience, nous étions également certains que la véritable raison était le braconnage ainsi qu’une pression de pêche exercée à notre insu sur les endroits que nous avions l’habitude de visiter.

Par la suite, nous avions pris connaissance que la pêche avait bonne jusqu’à l’arrivée des premières fortes chaleurs.

Inquiétude irlandaise : Le ministre Sean Hyne de l’environnement souhaite autoriser le prélèvement de quatre brochets par jour, par personne et sans limite de taille dans les grands lacs et leurs tributaires ( Erne et Shanons inclus). Si une telle chose se passe, il est certain que ce sera un véritable désastre écologique.  

Fin d’une session impossible !

Troisième sortie : 12/05.

Afin de ne pas perdre la main, c’était vers la Semoy française que nous nous étions tournés. Sur place, nous avions appris que la fédération locale avait privilégié l’aménagement de la rivière (créations de frayères) ainsi que l’encouragement à la pratique du cash and release. En ce qui concernait le rempoissonnement en brochetons, cela ne leur avait pas paru nécessaire étant donné la présence du brochet. Malgré notre persévérance, nous n’avions eu aucune attaque ni observé une quelconque vie piscicole.

Quatrième sortie : 26 et 27/05.


A l’exception de la lune blanche, les conditions de pêche avaient été bonnes pour réussir l’ouverture 2018 aux Pays-Bas. Sur place, alors que nous étions partis depuis deux heures du matin, nous nous étions retrouvés devant des marinas fermées l’une pour changement d’horaire et l’autre pour problème technique de carte d’entrée. C’était finalement à huit heures trente que nous avions pu commencer.

A croire qu’il y avait un brochet pour les braves, nos premiers lancers nous avaient rapporté gros sans toutefois passer la barre du mètre (98,5 cm). Après quoi, nous étions restés sans attaque jusqu’en milieu d’après-midi. C’était à ce moment que nous avions décidé de changer de section de fleuve. Là, nous avions trouvé des eaux claires ainsi que des brochets très actifs. En pêchant les bordures au lancer ramener, nous avions connu un vrai moment d’ouverture. A la nuit tombante, notre score avait été de douze prises dont huit 75+. Ce qui pour une journée qui avait mal commencé était très bien.

Après avoir été très bien accueillis chez des amis hollandais, nous avions pu repartir en bonne forme le lendemain matin vers une autre destination. Là, à la mise à l’eau, nous avions compris que la tendance orageuse avait réveillé le brochet. Très attaquant, l’une de nos connaissances hollandaises avait réalisé devant nous trois prises. Commençant par une pêche à la traîne, nous n’avions rien pris. Etonnés, nous avions abandonné rapidement ce mode de pêche pour enchaîner par une pêche au lancer ramener. Comme la veille, nous avions connu pareil succès jusqu’à l’arrivée d’un orage violent qui nous avait contraint de mettre fin à cette journée sur un score de quatorze prises dont dix 75+, 97 cm étant le record du jour. Nous avions terminé là sur une très bonne impression mais nous étions à l’ouverture. Le fait d’avoir consacré seulement deux jours à cette date avait été une erreur car il était certain qu’en continuant, nous aurions pu faire beaucoup plus…


Total des prises : 26 : 6<70 cm ; 8<75 cm ; 5<80 cm ; 5<85 cm ; 97 et 98 cm.

Cinquième sortie : 2/06/2018.

A cette date, nous étions sur la vallée de la Semois pour faire l’ouverture 2018. Cela avait fait plus de dix ans que nous ne l’avions plus faite. A l’exception d’une harde de sangliers, nous étions seuls…Suite aux orages et aux fortes pluies, les eaux étaient piquées et hautes pour l’époque. Les deux premiers postes visités pourtant très bons n’avaient rien donné. Sur le troisième, les premiers lancers étaient également restés sans réponse. Redoublant de concentration, nous avions monté d’un cran notre vitesse de prospection. En fin de parcours, nous avions été récompensés par la première attaque. Ferré, nous avions directement compris que nous étions sur un très gros brochet de rivière qui au terme d’un magnifique et long combat fut mis au sec. Décroché avec soin, il fut rapidement remis dans sa rivière. C’était ainsi que nous avions vécu notre première prise métrée semoisienne 2018. Sur le quatrième poste visité, un deuxième brochet avait été pris. Celui-ci plus modeste accusait une taille de 74 cm.

A ce moment, j’avais décidé de guider ma partenaire vers deux très bons postes. Sur le premier et au premier lancer, elle avait cueilli un brochet très longiligne de 78 cm. Contente mais toujours insatisfaite, je lui laissais la responsabilité d’assumer le sixième poste très profond et difficile d’accès. Au terme d’une très belle approche, à travers une végétation très dense en orties, son premier lancer s’était terminé par une attaque brutale suivi d’un violent combat. Sérieusement blessée à l’auriculaire lors de la mise au sec, son ouverture 2018 s’était arrêtée là avec la prise d’un très beau 90+. Poursuivant seul, deux autres prises avaient été réalisées. En début d’après-midi, les eaux montèrent rapidement et avaient mis fin à cette journée d’ouverture encore une fois assez exceptionnelle.

Ayant publié notre résultat sur Facebook, certains pêcheurs nous demandèrent si nous avions bien fait l’ouverture en Belgique. A cela, nous répondons que nous ne sommes pas menteurs mais des pêcheurs passionnés dont le but est de mettre en avant l’important travail réalisé par les fédérations locales.

Total des prises : 6 : 1<70 cm ; 2<75 cm ; 1<80 cm ; 93 et 105 cm.

Sixième sortie : 5/06/2018.

Durant cette matinée en Semois, l’activité avait été au plus bas. C’était finalement en jerkant que j’avais pu rendre ma pêche provoquante au maximum. Une dizaine d’attaques avaient été toutefois nécessaires pour réussir une seule prise de 66 cm. Cette sortie s’était terminée par la rencontre du président de la fédération Semois namuroise, Monsieur Philippe Laurent. Cette entrevue avait été positive et elle m’avait permis d’avoir la confirmation de sa volonté de maintenir la régulation du Cormoran ainsi que la production de brochetons afin de rempoissonner son secteur. En ce qui concernait les cormorans, la tâche était à ce moment difficile car la régulation n’était pas appliquée sur l’entièreté de la Semois. Ce qui était regrettable et laissait aux cormorans une liberté de replis et d’organisation.  Peu de temps avant, j’avais pu également rencontrer et écouter au magasin de pêche Lafrayère à Vresse quelques pêcheurs passionnés par la pêche du brochet. Là, je fus déçu lorsque ceux-ci me confirmèrent que le brochet était toujours viandé en Semois.

Un vrai pêcheur qui aime sa rivière et ses poissons remet ses prises à l’eau.

Il y a moins de cents ans, il y avait en Semois du saumon. Aujourd’hui, il a disparu. Alors si certains pêcheurs désirent que le brochet disparaisse, qu’ils continuent ou alors qu’ils deviennent des connaisseurs en le remettant à l’eau et en trouvant encore plus de plaisir à le pêcher.

Total des prises :1 : 1<70 cm.

Septième sortie : 8 et 9/06/2018.

Pour ces deux jours aux Pays-Bas, nous avions décidé de visiter deux grands plans d’eau ainsi qu’une rivière. A notre arrivée, nous avions été surpris de voir que la température de l’eau était de 23°. Ce qui avait développé la végétation aquatique et eu pour conséquence de rendre la pêche difficile. Pour le reste, il avait fait agréable de se trouver sur l’eau.

Notre objectif avait été de faire un gros brochet. Nous avions opté pour une sélection de leurres durs (14 cm) pour la traîne et souples (18 cm) pour le lancer ramener. En ce qui concerne les teintes, celles-ci étaient classiques P, FT et B avec en joker le blanc.

Lors de la première journée, le premier poste situé non loin de la mise à l’eau n’avait rien donné mais il nous avait permis d’évaluer sa richesse en poisson fourrage. Ce qui était positif. Sur le second endroit, les premiers lancers de ma partenaire avaient été positifs et rapporté la prise d’un 90+. L’attaque avait été franche et il en avait suivi un combat hard. Toutefois, cette prise unique nous avait levé un doute sur l’activité du brochet. La réponse nous l’avions eue peu de temps après en pêchant dans les remous d’un bateau de plaisance. A voir les montées infructueuses sur nos leurres, nous avions compris qu’il y avait une très forte pression de pêche. Il n’avait pas fallu longtemps par la suite pour dénombrer plus de douze bateaux en mode traîne sur ce parcours que nous avions décidé de visiter. Alors que nous étions en difficulté, la solution nous avait été apportée par le succès d’une personne pêchant les herbiers du bord. Faisant de même à partir du bateau, nous avions sauvé notre journée en faisant sept autres prises dont quatre 75+. Cette journée avait été très difficile et épuisante.

Pour la deuxième journée, nous étions en mode prospection sur un très grand plan d’eau. Après une matinée d’observation, nous avions été impressionnés par la faune de cet endroit. Ce qui, pour nous, avait signifié un appauvrissement certain du poisson fourrage sur les bordures. En tenant compte de cela, nous avions décidé de pêcher largement en retrait des berges.  Nous étions en fin d’après-midi. L’activité du brochet était très calme et nous étions en dérive contrôlée en lancer ramener au moment où Anne avait demandé de stopper le bateau. C’était avec peine qu’elle était occupée de ramener quelque chose de lourd. Toutefois d’après ces propos, cela était plus proche d’une branche ou d’un torchon que d’un poisson. Il nous avait fallu attendre les derniers mètres pour comprendre de quoi il s’agissait …Sur le tapis de réception, nous avions en raison de la chaleur directement aspergé d’eau ce magnifique brochet de 117 cm. Rapidement photographié, nous avions pu le voir repartir très vite vers les profondeurs. Par la suite, quatre autres prises étaient venues s’inscrire à notre compteur.

Total des prises : 13 : 5<70 cm ; 6<80 cm ; 1<95 cm et 117 cm.

C’était là que nos sessions printanières hollandaises s’étaient arrêtées. En nous basant sur les résultats du World Predator Classic et du Predatortour 2018, proches de nos lieux de pêche, nous n’avions pas à rougir de nos résultats. En effet, les prises en gros brochets pour ces deux compétitions n’avaient pas été à la hauteur des attentes. Il était certain que la pêche professionnelle se faisait cruellement sentir sur ces lieux. (A suivre).


Printemps 2018.


Total des prises : 86 : 30<70 cm ; 38<80 cm ; 11<90 cm ; 4<100 cm ; 102, 105 et 117 cm.

Nombre de jours de pêche : 17.

Pesca Extremadura 2018.

 

 

Mars.

 « Depuis le début du mois, nous avons eu une alternance entre pluie, vents violents et même froids mais quel bonheur pour nous en Espagne. D’autant plus que cela avait duré tout le mois et sans le moindre pic de chaleur. Cette météo avait permis de redonner un peu de couleurs printanières à notre région. Conséquences immédiates, montée des eaux des lacs à l’exception de celui d’Orellana qui était resté extrêmement bas. Cela retardera certainement l’ouverture des barrages pour l’irrigation des plantations et peut-être que les lacs ne descendront pas beaucoup cette année, une certaine stabilité est attendue. Nous croisons les doigts…En ce qui concerne la pêche, ce mois a été mouvementé par ces conditions qui n’ont pas été évidentes. Elles furent plus que chaotiques mais malgré cela, les poissons étaient présents et les prises restèrent belles ».

Avril.

« Le temps a été extrêmement variable. Nous avons eu moins de pluie mais une alternance entre les semaines de vents froids et de soleil chaud, à rien y comprendre… En ce qui concerne la pêche, celle-ci a été majoritairement un mois pour les black bass avec des journées de fou où l’on a compté par bateau pas moins de dix poissons mesurant 50 cm pour des poids de 2 à 3 kg…».

Mai.

« Les jours ont beau se suivre mais ils n’ont rien à voir les uns avec les autres. Nous ne savons plus à quel saint se fier. Ce fut donc un mois mouvementé alternant le bon et le moins bon. Définitivement, cette année, nous avons changé de cycle climatique malgré un manque d’eau permanent. Nous ne désespérons pas du tout car les jours et les mois qui suivent se veulent bien plus agréables. En ce qui concerne la pêche, nous avons eu des poissons en pleine forme de taille moyenne pour les brochets : 80 cm avec un poids moyen de plus ou moins 4 kg et de 50 cm pour un poids de plus de 2 kg pour les black bass.»

Juin.

« La pêche a été extrêmement technique. Il a fallu s’adapter aux conditions climatiques très chaudes (30°). Cela nous a obligés de changer nos horaires, départ de grand matin, pause déjeuner puis le coup du soir ou encore départ à 12h30 pour profiter à 22h30 de la fraîcheur du soir. Pour la première fois de l’année, les poissons ont senti que ce mois de juin s’annonçait stable. Avec la montée de la température, ils cherchèrent des zones de confort. Malgré ces paramètres, la pêche a été bonne. Une multitude de technique ont été mises en évidence comme la pêche en surface ou encore à la mouche. Juillet est un mois de mi repos pour l’équipe. Mise en ordre du matériel et vacances pour les Pro Guides avant de reprendre en août. A bientôt pour d’autres aventures ».


www.Pescaextremadura.com

Rapala X-Rap Peto.

En début d’année, nous avions eu plaisir de découvrir les trois nouveaux leurres de chez Rapala à savoir le super Shadow Rap, l’X-Rap Scoop et le X-Rap Peto. C’était à l’ouverture aux Pays-Bas que nous avions testé le X-Rap Peto qui est un hybride qui combine à la fois l’efficacité d’un poisson nageur de la série X-Rap avec une queue souple, la jointure entre les deux parties dures étant réalisée en inox avec six points d’attache assurant un maintien parfait. Les couleurs ne manquant pas, nous avions sélectionné les teintes RTL et ROL pour débuter. Encore une fois, nous n’avions pas été déçus et les résultats sur des poissons difficiles avaient été au-delà de nos espérances. Nous l’avions testé tout simplement en linéaire.