Bienvenue sur la Passion du Brochet.

Pêche du brochet : en rivière, en lac et en canaux.

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Sessions estivales.

Première sortie : 7 /07.

Après avoir pêché la Semois durant plus de quarante ans, nous avions stoppé en deux mille cinq toute pêche le long de ses rives. Agressée à ce moment par les cormorans, elle avait été littéralement ravagée. Pourtant, c’était par cette rivière que nous avions décidé d’axer nos premières recherches estivales au brochet. Sur la première section visitée, nos impressions avaient été positives car la densité en petit poisson fourrage l’était. De plus, il ne m’avait pas été difficile d’observer la présence de petits brochetons, certainement remis récemment par l’une des deux fédérations gérant la pêche. Afin d’éviter de casser cette jeunesse prometteuse, nous avions porté les dimensions de nos leurres au-delà de quinze centimètres. La première attaque s’était donnée en début de matinée et avait rapporté un brochet de plus de quatre-vingts centimètres. Celle-ci avait été brutale et franche ainsi que le combat. Autrefois, une telle prise aurait été très appréciée ! Ensuite, une deuxième prise avait été faite. L’activité s’étant estompée, il avait fallu attendre le soir. Là, nous avions été littéralement scotchés par le nombre d’attaques. Ces brochets n’étaient pas très gros mais parmi eux figuraient plusieurs septante plus. Ce qui était remarquable.

Durant cette journée, le mode de pêche développé avait été une pêche en waders au moyen de leurres souples Illex et Savagear, tout en pratiquant le cash and release.

Total des prises : 3 :  2<75 cm et 81 cm.

Que s’était-il passé ?

Au moment de notre départ en 2008, les fédérations, aidées des pêcheurs locaux s’étaient organisées pour réguler légalement les cormorans. Pour pallier au manque de poissons, celles-ci produisirent annuellement une manne piscicole de qualité au moyen des étangs avoisinant la Semois. Ces tâches difficiles et ardues avaient été bien menées. Elles finirent par payer.

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Deuxième sortie : 15 et 16/ 07.

Durant ces deux journées, nous avions pêché un grand plan d’eau hollandais. La première journée avait été marquée par un manque total d’activité. Au bout de dix heures, nous avions totalisé trois prises sur cinq attaques. Lors de la deuxième journée, les brochets étaient actifs. La condition de réussite avait été de mener au moyen de leurres souples une pêche très lente proche du fond. Les attaques s’étaient très souvent traduites par de simples tapes. En fin de journée, nous avions onze prises de plus ou moins septante centimètres ainsi que deux nonante plus décrochés au bateau.

Total des prises : 14 : 8<70 cm et 6<80 cm.

Que s’était-il passé ?

Les eaux étaient chaudes. Les brochets avaient quitté les bordures pour élire domicile dans des eaux plus fraiches et dans notre cas en se collant sur le fond. En ce qui concernait l’activité, celle-ci était très aléatoire et correspondait à la saison. Sur les deux jours de pêche, nous avions eu un bon jour. Au point de vue des tailles, nous avions été déçus mais nous étions sur un endroit fortement bousculé par la pêche professionnelle durant le dernier hiver. Il était également certain que la pression de la pêche sportive avait rendu le brochet très méfiant. Ce qui expliquait les attaques furtives ainsi que nos nombreux décrochages. En raison de la température de l’eau (23°), toutes nos prises furent décrochées dans l’eau si pas relâchées très rapidement.

Troisième sortie : 27 et 28/ 07.

Pour ces deux journées, nous avions décidé de visiter les recoins de nos plans d’eau afin de pêcher là où personne n’y avait encore pensé. C’était dans la nuit que nous avions mis à l’eau notre bateau afin d’écouter et observer l’agitation sur le premier poste à visiter. Cela avait été payant puisqu’à la pointe du jour une belle chasse avait été observée et nous avait permis de réaliser un nonante-cinq plus. Lors de la mise au sec, une deuxième grosse chasse avait été observée mais il nous avait été impossible d’y répondre et nous avions dû nous contenter de la pointer au GPS. Par la suite, l’activité avait été très faible et jusqu’à la tombée de la nuit, nous avions pu réaliser quatre septante plus. Il était tard au moment où nous étions revenus sur notre premier way point du matin. Les eaux étaient calmes et nous étions en liaison téléphonique avec un autre pêcheur. C’était à ce moment que ma partenaire avait répondu à une petite attaque qui avait cloué littéralement son leurre sur le fond. Au début, nous avions pensé qu’il s’agissait d’un métré mais rapidement, nous avions compris qu’il s’agissait d’un très gros brochet…Hissé à bord et déposé sur le tapis de reception, nous avions été étonnés par la carure de ce poisson mais aussi par le fait qu’il avait littéralement avalé un leurre de vingt-cinq centimètres ! Dépassant largement l’échelle métrique de notre tapis (120 cm), la queue débordant largement des deux tiers, nous l’avions finalement estimé à 130 cm. Le temps de quelques photos, nous avions remis ce monstre dans son élément. C’était à ce moment que nous avions remarqué que nous étions toujours en liaison téléphonique et que nous avions entendu notre ami dire : « Quelle affaire ce poisson, combien fait-il… ». C’était ainsi que cette journée exceptionnelle s’était terminée !

Durant la deuxième journée, la pêche avait été semblable à la veille sauf que nous n’avions eu aucune attaque de gros brochet. Nous l’avions terminée sur un score de neuf prises au lancer ramener, la pêche à la traîne n’ayant rien donné.

Total des prises : 15 : 4<70 cm ; 9<80 cm ; 97 cm et 130 cm.

Quatrième sortie : 9/08.

C’était au lever du jour que nous avions débuté sous une légère pluie en Semois luxembourgeoise et ceci en revisitant des hotspots que nous avions l’habitude de pêcher auparavant. D’emblée, les brochets témoignèrent de leur présence au point qu’en milieu de matinée, nous étions à six prises dont un métré. A notre grand étonnement, nous étions dans un grand jour et jamais, nous n’avions connu pareille euphorie sur ces lieux. En fin de journée, notre compteur renseignait treize prises dont onze brochets maillés !

Total des prises maillées : 11 : 4< 70 cm ; 3<75 cm ; 2<90 cm ; 92 et 100 cm.

Que s’était-il passé ?

Nous étions partis vers ces eaux avec la seule motivation d’essayer de prendre quelques brochets maillés. Nous avions compris rapidement que nous pouvions faire mieux au moment où un magnifique brochet était venu attaquer dans nos bottes. Un autre point marquant avait été la morphologie de ces brochets, ceux-ci étant très longilignes et musclés. Leur agressivité ainsi que leur énergie étaient certainement liées à l’endroit ainsi qu’à la difficulté de se nourrir. Nous avions pêché au moyen des leurres souples « Dexter Eel » de chez Illex.

Cinquième sortie : 12/08.

Pour cette journée, nous étions toujours en rivière. De nouveau, les brochets avaient répondu dès nos premiers lancers mais il nous était difficile de conduire les combats à leur terme. A midi, nous étions à cinq prises dont trois maillées pour une douzaine d’attaques. Alors que nous dînions en bordure de forêt, nous avions été rejoints par un sympathique bûcheron. En parlant, il nous avait confirmé le travail des fédérations. Toutefois, il nous avait appris que la pêche au vif était toujours d’actualité ainsi que les prélèvements. Très étonné de voir nos leurres et d’entendre nos résultats, celui-ci avait écouté nos conseils en matière de pêche sportive du brochet. En milieu d’après-midi, nous avions été rejoints par un de ces pêcheurs vacanciers pêchant au vif. Sans vouloir jouer sur la provocation, nous l’avions quitté en bout de parcours sur un score de 0-3 en notre faveur alors qu’il continuait à cafouiller dans sa goujonnière. Comme d’habitude, ces brochets avaient été décrochés dans leur milieu et relâchés directement.

Total des prises : 6 : 3<70 cm et 3<80 cm.

Que s’était-il passé ?

En ce début de mois aoûtien, la température des eaux avait terriblement chuté. A ce moment, le brochet de rivière très réceptif était redevenu actif. Ce qui, cette année, était très tôt. Là était la raison de notre réussite. Encore une fois, les leurres souples avaient été les grands gagnants.

Sixième sortie : 16/08.

Nous étions toujours en rivière afin de poursuivre notre prospection. Cette fois, l’activité s’était donnée uniquement en matinée jusqu’au passage des premiers kayaks. Après quoi, celle-ci avait été coupée au point que nous étions restés sans attaque durant tout le reste de la journée.

Total des prises : 6 : 2<70 cm, 3<75 cm et 91 cm.

Que s’était-il passé ?

Au moment de notre départ, nous étions assez craintifs concernant l’activité des kayaks. En fin de matinée, celle-ci avait été intense et très dérangeante jusqu’en fin de journée. Toutefois, nous étions également certains que d’autres causes étaient liées à cette déconvenue, notamment l’absence de brochet sur des secteurs autrefois très bons.

Session aux Pays-Bas : 18,19 et 20/08.

Durant ces trois jours, nous avions eu droit à des conditions climatiques automnales accompagnées d’une tendance orageuse suivie d’averses et de vents forts d’ouest. En ce qui concernait l’activité du brochet, celle-ci était encore très ralentie. Il nous avait fallu pêcher avec beaucoup de patience pour réussir sur de très bons postes. Durant la première journée, nous étions restés sans aucune attaque jusqu’en fin d’après-midi. L’activité avait débuté avec l’arrivée de la pluie. A ce moment, le brochet certainement réveillé par cette dépression était devenu actif. Cela nous avait permis de réaliser au lancer ramener huit prises inférieures à nonante-cinq centimètres. Pour la deuxième journée, nous avions opté pour la visite d’une rivière bien connue des anversois. L’activité s’était donnée en milieu de matinée ainsi qu’en fin d’après-midi. Huit prises modestes avaient également été faites à la traîne maniée. Le dernier jour avait été le moins productif mais de loin le meilleur en attaques et prises de gros brochets. La condition de réussite avait été de peigner au lancer ramener au moyen de gros leurres les postes balayés par les vents forts d’ouest. Encore une fois, l’activité s’était donnée en début et fin de journée.

Total des prises : 21 : 8<70 cm, 6<75 cm, 4<90cm, 1<95 cm, 99 cm ainsi que 106 cm.

Que s’était-il passé ?

Le caractère orageux de la première journée avait bloqué l’activité du brochet jusqu’à l’arrivée des premières averses. Il en est souvent ainsi. Lors du deuxième jour, nous étions sur un bon endroit mais hélas très pêché. Dans ce cas, la pêche était devenue très aléatoire. En ce qui concernait le troisième jour, nous étions dans un alignement de bonnes conditions pour la pêche du grand brochet : nouvelle lune, vents forts d’ouest accompagnés de pluie ainsi qu’une très forte marée descendante. Dans ce cas, c’est une journée à gros brochets à condition qu’ils soient présents. C’était le cas.

Neuvième sortie : 27/08.

C’était par une matinée en rivière que nous avions décidé de terminer ce mois. Encore une fois, les brochets s’étaient montrés actifs mais également prudents et méfiants. Le moment fort, nous l’avions connu à la dissipation de la brume. C’était alors que nous étions distants d’une centaine de mètres et que nous avions eu pratiquement simultanément chacun une puissante attaque. L’une d’elle avait permis la prise d’un 90+,l’autre  brochet s’étant décroché. En fin de matinée, nous étions à cinq prises dont quatre maillées. Une seule ombre subsitait en la pratique de la pêche au vif que nous avions pu encore une fois observer.

Total des prises : 4 : 3<75 cm et 91 cm.

Que s’était-il passé ?

A la mi-août, nous avions connu une hausse des températures. Les eaux chauffèrent et l’activité du brochet avait ralenti pour revenir à une activité plus normale. La condition de réussite dans ce cas avait été de pratiquer une pêche dès les premières lueurs du jour en jouant sur la provocation au moyen du Glidin’Rap12 de chez Rapala. Ce leurre difficile à trouver actuellement est très facile à utiliser. Glissant lattéralement de façon régulière sous l’eau, il coule très lentement à l’arrêt. Dans ces conditions, il était idéal pour provoquer des brochets inactifs et très méfiants.

Dixième sortie : 1/09/2017.

Etant seul pour cette journée, j’avais décidé de visiter des hotspots très bons mais non rempoissonnés. Bien que toujours très beaux, les quinze endroits visités avaient rapporté trois brochets corrects. Cette sortie m’avait surtout révélé qu’il y avait du brochet là où les sociétés rempoissonnaient.

Total des prises : 3 : 3<75 cm.   

Onzième sortie : 10/09/2017.

Cette fois, les températures avaient fraîchi en étant en-dessous des 10° la nuit. Dans ces conditions automnales, il était certain que le brochet allait y réagir. Par manque de temps, nous avions décidé de pêcher des tronçons de rivière en Belgique. Contrairement à ce que nous espérions, nous étions restés sans attaque sur le premier hotspot visité. Cela s’était confirmé sur le second à l’exception du dernier lancer qui avait rapporté un métré. Alors que nous étions occupés sur le troisième spot et que nous avions difficile de répondre aux attaques furtives, nous avions été rejoints par un pêcheur local. En l’écoutant, il nous avait confirmé ce que nous pensions mais aussi que ce coup de froid avait également réveillé les pêcheurs et notamment la pêche au vif ! Là, nous avions compris que nous allions avoir difficile. Néanmoins, au fil des heures et des lancers, nous avions terminé cette journée sur un score de six prises dont cinq maillés. Ce qui, pour les endroits visités, était bon. Encore une fois, tous ces brochets avaient été pris au leurre et remis en parfaite condition dans leur milieu.

Total des prises : 5 : 3<70 cm, 1<75 cm et 101 cm.

Que s’était-il passé ?

La réponse, nous l’avions eue au bord de l’eau. Le coup de froid avait tout simplement réveillé les pêcheurs. Qui étaient-ils ? Très souvent des pêcheurs locaux pratiquant une pêche complètement dépassée c-à-d au vif. La plus triste histoire, nous l’avions entendue en fin de journée. Celle-ci avait relaté la prise en 2016 d’un très gros brochet métré : 115 cm. Ce dernier avait été tué et mis au congélateur du restaurateur du coin qui l’avait oublié depuis lors. Nous avions également appris que tout brochet au-dessus de quatre-vingts centimètres était prélevé ! Là, nous avions été déçus. Nous n’avons rien contre les pêcheurs qui prélèvent un poisson mais, pour le reste, ce sont des pratiques viandeuses d’un temps totalement révolu.

 

Nous étions retournés en rivière…

Total des prises : 88 : 32<70 cm ; 39<80 cm ; 7<90cm ; 6<100 cm ; 100cm, 101 cm, 106 cm et 130 cm.

Durée : 14 jours de pêche.

Total des prises 2017 : 354 : 149<70 cm ; 158<80 cm ; 24<90cm ; 13<100 cm ; 9<110 cm et 1<130 cm.

Durée : 35 jours de pêche.

Le mot d’Alain Pany.

Bienvenue en Suède.

 Nous étions le 23 septembre et il était douze heures trente au moment où nous étions arrivés en Suède à 16°,63 de longitude et à 57°,78 de latitude. Sur l'ensemble de la région, la température extérieure était de dix-neuf degrés et celle de l'eau de seize degrés, pas de précipitation, la force du vent variant de 1 à 2 beauforts avec une direction nord. Le taux d'humidité était normal pour la période et la pression atmosphérique était stable. En résumé, nous pouvions dire que nous avions cette fois de très bonnes conditions pour réussir notre séjour.

Alors arrivèrent les premières questions :

Où étaient les postes ?

Où se tenaient les brochets ?

Quels leurres allaient fonctionner sur ces immenses surfaces ?

En principe, nous pouvions attraper du brochet partout. Alors, il avait été laissé à chacun le plaisir de concentrer ses efforts sur les secteurs qui lui semblaient les plus prometteurs en ciblant les îlots, les hauts fonds, les anses, les roselières ainsi que les endroits restreints où les brochetons étaient certainement rassemblés sans oublier les Hot-Spots où se tenaient les femelles les plus grosses...

A savoir : Pendant les périodes chaudes, les brochets se tiennent près des rivages et il n'est pas rare de les prendre en très grands nombres. La prospection par dérive en bordure des roseaux apporte son lot de satisfaction. Bien souvent les attaques se font à quelques mètres à l'écart de ceux-ci, les brochets viennent attaquer par le fond, les touches étant franches et très vigoureuses.

Le choix des leurres ne présente pas un problème, il est cependant préférable de privilégier les leurres à forte action et très remuants. La couleur du leurre est plus délicate, le changement d'une couleur peut venir en fonction de la période de la journée, de l'endroit, du profil de la rive et du vent. La couleur d'un jour victorieux est très souvent la seule qui ne fonctionne pas le lendemain ...  Il est conseillé de pêcher à l’instinct !

Il est de notoriété publique que le Zalt et le buster sont les incontournables de la Suède. Pêcher en Suède sans ces deux leurres relève de la légèreté et de l'insouciance. A contrario, il est possible d'envisager toutes les combinaisons de leurres possibles et de veiller à la manipulation de ceux-ci. Il est également opportun lors d'une belle prise, de remplacer son leurre par un tout autre modèle et de continuer à peigner cette place.  Les résultats sont étonnants !

En automne et en année "normale", pour autant que l'on sache ce qu'est une année normale, les brochets se trouvent facilement.  Ils agissent selon leur instinct en cherchant le confort ..., donc à priori pas de problème pour les trouver sauf que les vents changent très vite ainsi que les postes.

Après avoir vécu un début de session où nous avions pêché en T-shirt à 19°, nous avions dû faire face à une baisse de température. Au point qu’au matin, nous nous étions levés avec moins un de température, un temps sec et ensoleillé avec un vent du nord qui avait renforcé cette impression de froid. Nous avions été stupéfaits de ce constat. Dans un premier moment, nous avions continué notre prospection sur les endroits familiers avec les leurres de la veille qui avaient donné satisfaction mais les résultats avaient été décevants ! Pas de réponse à tous les changements d'animations, de leurres souples ou durs, les brochets étaient restés indifférents. Après cette journée difficile, le vent du nord était resté fort et la température de l'eau avait diminué. Où étaient-ils et comment les faire réagir ? Le lendemain matin, j’avais décidé de prospecter un vieux Hot-Spot, sans conviction au moyen d’un Rapala Jointed de couleur verte et jaune. Alors que j’avais lancé proche de la rive aux pieds des roseaux dans une profondeur de deux mètres, j’avais ferré sur une touche à peine perceptible. Ceci avait donné un brochet largement métré bien planqué et au calme à 0.50 cm de la surface ! Ils étaient casernés là.   Cela nous avait permis de comprendre que les gros brochets s’étaient réfugiés dans les zones de confort près des brochetons et avaient pris le pouvoir de la place.

A savoir : Lorsque les températures chutent, cela signifie en suède que l’hiver est proche. A ce moment, les eaux sont cristallines et il est difficile d’apercevoir un brochet. Tant que la température proche de la rive ne diminue pas, les brochets y restent. Après quoi, il se retire vers la pleine eau. A ce moment, la pêche devient plus difficile.

En conclusion, je dirais que cette année avait été très spéciale, avec un printemps très long et une période de frai perturbée et tardive. En automne, le coup de froid que nous avions connu avait pénalisé la pêche pendant de longues semaines. Il avait fallu attendre le mois de novembre pour revenir à un retour à la normalité. A ce moment, l’activité avait été bonne durant quatre semaines.


Alain Pany

Le mot d’Oleg.

Durant cette période, j’ai pêché très peu aux Pays-Bas et plus sur la Meuse ainsi que la Semois en Belgique. A l’exception d’une journée, la pêche en Hollande a été difficile. Toutefois, elle m’a permis de réaliser un 80+ le jour de mon anniversaire entouré de mes amis. En ce qui concernait la Belgique, les résultats ont été positifs. J’ai été très heureux de croiser de plus en plus de pêcheurs pratiquant une pêche au leurre ainsi que le cash and release.

Pesca Extremadura.

Comme nous l’avions espéré, le mois de juin avait tenu toutes ses promesses et avait marqué comme chaque année le passage du printemps à l'été. Après quoi venaient les questions : Le climat avait-il joué un rôle sur la pêche ? Les poissons avaient-ils changé leur comportement ? Les zones et les techniques de pêche avaient-elles été différentes ?

En général, il est vrai que la pêche subit un changement lors des premières chaleurs. En effet, les poissons prennent conscience qu'il est temps de sortir des baies et des derniers herbiers. Il est nécessaire pour eux de suivre ce que l'on appelle la "Thermocline", c'est-à-dire la couche d’eau où ils se sentent le mieux. Ils sont donc amenés à évoluer dans des couches d'eau différentes. La pêche se complique donc logiquement : les poissons s’éparpillent et bougent énormément. Dans ces grands lacs, on peut facilement imaginer qu'ils parcourent plusieurs kilomètres par jour. Certaines expériences passées nous apportent des preuves suffisantes pour pouvoir l'affirmer.
Dans ces moments que l’on appelle « phases de transition », les poissons deviennent moins joueurs.

Ainsi, dès la 1ère semaine, nous avions pu ressentir cette différence. Les poissons avaient commencé à bouger. Comparés à ceux du printemps, les spots avaient eu des rendements différents. Le nombre de captures avait diminué mais pas les tailles des spécimens. Au contraire, les gros poissons étaient toujours de la partie. En sachant que les mois passés avaient été extraordinaires, le bilan était resté plus que satisfaisant à ce niveau.

Au cours de la 2ème semaine, nous avions compris que la pêche se passait désormais en profondeur. Nous avions pêché totalement décalés des bordures, pointes et autres falaises et, en définitive, en pleines eaux. Les résultats avaient été tout de même très bons : les journées se terminant parfois avec tout de même plus de quinze nonante plus. Nous avions également connu une semaine assez exceptionnelle où onze métrés avaient été ferrés, le plus gros d'entre eux mesurant 117 cm.  Nous avions également accueilli un fameux groupe venu de Turquie pour pêcher notamment les barbeaux. Ils avaient obtenu de très bons résultats en pêchant avec une multitude de techniques, la préférée étant pour beaucoup les leurres de surface donnant des attaques toujours aussi impressionnantes ainsi que de fortes sensations lors du combat avec ce poisson redoutable au comportement étrange. Pendant ce laps de temps, notre pro guide Alexandre avait continué ses expéditions au sandre. La première semaine, le nombre de captures avait été impressionnant, trois cents cinquante poissons en trois jours, avec une journée à cent soixante-six prises. Tous ces poissons mesuraient de 57 à 85 cm, avec une moyenne de 65cm !

La 3ème semaine s'était déroulée dans la continuité des deux premières, avec un nombre de poissons identique aux semaines précédentes. La condition pour ferrer de gros poissons était de pratiquer une pêche plus technique.

Enfin, la 4ème semaine a été la plus compliquée avec une baisse des températures. Les poissons étant à peine stabilisés recommencèrent déjà à changer de comportement. Les poissons étaient devenus moins joueurs mais les compteurs avaient continué d’afficher de très beaux scores. Avec une moyenne d’une vingtaine de poissons par sortie, nous ne pouvions pas dire que nous étions en situation de pêche difficile.

Tout au long de ce mois, il était resté toutefois un poisson bien actif et moins perturbé, le grand favori de beaucoup de pêcheurs : black-bass. Nous avons effectué quelques sessions avec plus de cinquante poissons au compteur, avec une moyenne déjà haute pour la saison de 40cm.

Concernant le climat, le mois de juin a tenu toutes ses promesses ! Il a fait chaud, trop chaud même, pour la saison. Lors de la 2ème et 3ème semaine le thermomètre a dépassé les 45°C, et nous avions passé des nuits dont la température ambiante avoisinait les 35°C. Ce fut difficile de récupérer et d’enchaîner les journées de pêche, mais heureusement nous avions retrouvé une baisse des températures en fin de mois, pour le plus grand bonheur de tous. Hélas durant ce mois, nous n’avions toujours pas vu la moindre goutte de pluie… et les niveaux d’eau continuèrent de diminuer logiquement, avec une agriculture toujours plus gourmande et un soleil toujours aussi présent. Côté ambiance, les voyants ont été toujours au vert (pour ne pas écrire « verre »). Car oui, en ce mois de juin plus qu'ensoleillé, il avait fallu s’hydrater continuellement. Les soirées avaient créé une alchimie entre chaleur et joie, et nous avions profité de ces belles soirées pour fêter. Vous l’aurez compris, l’arrivée des fortes chaleurs n’avait rien arrangé en ce qui concerne les niveaux des plans d'eau.  Le niveau du lac d’Orellana était resté bon par rapport à la saison ainsi que le Garcia de Sola et le Zujar. On ne pouvait pas en dire autant concernant les lacs du Cijara et la Serena, qui étaient logiquement plus impactés étant donné leur situation en amont.

Le mois de juillet passé, nous avions commencé en août avec l’équipe surnommée les Toutounes et notre JPP National. Un super groupe qui était resté pendant deux semaines. Ce groupe avait véritablement mis le feu aux lacs et ils avaient très rapidement annoncé la couleur. En effet, même si la première journée avait été assez calme, le ton avait été vite donné. En effet, le premier poisson du séjour avait été pris en fin d’après-midi. Ce groupe avait démarré de suite par du lourd, voire même du très lourd avec un poisson de 119 cm pris par Senor Cazi ! Autant vous dire de suite que sur le bateau, c’était l’euphorie. Nous avions pris rapidement quelques photos afin d’immortaliser ce magnifique poisson et l’avons remis très délicatement à l’eau. A peine le temps de reprendre nos esprits que nous avions entendu le mot magique : "POISSON" venant d’un second bateau. Cette fois-ci, c’était au tour de Mr. David de se retrouver à la lutte avec une vraie poutre. Pour rappel, c’était lui qui avait le record du groupe l’an passé avec un bec de 124,5 cm. A l’issu du combat, il en manque peu pour au moins l’égaliser car le poisson mis à l’épuisette mesurait 116 cm. L’ambiance était à son comble et leur séjour pêche avait très bien débuté. En plus de la pêche qui était incroyable, nous avions assisté ensemble à des couchers de soleil paradisiaques qui avaient donné une petite tonalité « exo » à leur voyage. Avec ces deux poissons trophées pour un premier jour, l’ambiance avait été plutôt chaleureuse le soir ! Les journées s’étaient enchaînées et les poissons… mais aussi la fatigue. Au final, ce n’était pas moins de 24 poissons de plus du mètre qui avaient été pris. Ils avaient manqué d’un doigt le grand chelem qui consiste à prendre et à réaliser tous les numéros entre 100 et 120 cm. Avec de tels résultats, inutile de vous dire qu’ils avaient eu la dose d’adrénaline. Au même titre que ce qui s’était passé en 2015, il leur avait seulement manqué le 118 cm.

La suite du mois était restée bon enfant avec des habitués qui étaient revenus et qui avaient alterné la pêche du brochet avec celle du black-bass. Les meilleurs moments de la journée avaient été le matin et le soir. Bref, ce n’était pas une grande surprise. La pêche de surface s’était montrée toujours aussi palpitante avec des poissons qui avaient fait des attaques monstrueuses !

Les autres semaines s’étaient déroulées dans une très bonne ambiance, voire même une superbe ambiance où le mot détente était de mise. Nous avions profité des différents lacs qui s’étaient offerts à nous pour alterner les techniques de pêche et rechercher différentes espèces de poissons en vivant des moments particulièrement riches en émotions ! 

Pour faire simple, ce mois d’août avait largement tenu ses promesses avec peut-être une petite baisse en nombre de poissons métrés par rapport à l’an dernier même si nous étions restés sur des scores au-dessus de l’entendement !

« Toute l’équipe Pesca Extremadura vous accompagne pour réaliser vos plus belles prises »

Le climat : Nous continuons toujours à vous informer sur l’évolution de nos lacs et de notre région. Nous n’avons pas eu de pluie ni eu le moindre orage durant cet été. Un semblant de tempête était venu nous rendre visite pendant deux ou trois heures et nous n’avions eu seulement que quelques gouttes d’eau. Cela était bien maigrelet pour le niveau des eaux. La moyenne des températures était de 35°C mais nous avions frôlé certains jours les 45°C. En revanche et heureusement, nous avons eu une baisse des températures la nuit. Après minuit, le thermomètre était descendu en-dessous des 30°C.

Niveaux d’eau des lacs.

Lac d’Orellana : 67 %. Lac du Garcia Sola : 42 %. Lac del Zujar : 86 %. Lac d’Alange : 42 %. Le lac du Cijara : 38 %. Lac de Serena : 40 %. Les niveaux des eaux sont encore acceptables. Cependant, il serait maintenant inquiétant d’enchaîner une année supplémentaire avec une telle sécheresse.

« Muchas gracias a todos ! »

Alexandre-Gérant-Directeur de centre
Guide Pro Pesca Extremadura
+00 34 644 332 480 
info@pescaextremadura.com
pescaextremaduraorellana@gmail.com

Extremadura Monsters.

Durant cet été, les températures à l´ombre dépassèrent toujours les 30 º. Les parties de pêche avaient offert record sur record aux pêcheurs qui nous avaient rejoints. Le mois d’août avait été exceptionnel et nous avait permis de réaliser des parties de pêche journalières entre trente et quarante poissons par bateau... Cela nous avait donné un score de cent septante-quatre brochets métrés depuis le début de la saison dont vingt-trois en deux semaines sur le bateau de Nil durant ce mois.

Nous vous invitons à lire dans la revue halieutique « Partir Pêcher » l’article sur notre centre. C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous accueillerons en 2018 mais ne tardez pas à réserver.

Le mot d’Anne et Alex.

Cette saison a été plus qu’exceptionnelle pour la pêche du brochet. Nous pensons que ce succès a été lié au niveau bas des rivières ainsi que des lacs. Cette fois, l’automne est bien là et avec lui d’autres moments forts que nous souhaitons à tous. En octobre, nous continuerons nos recherches sur les bordures, là où le blanc se concentre. En novembre, nous les orienterons vers les zones les plus profondes en augmentant la taille de nos leurres, pour finir en décembre par une pêche aux gros leurres là où le brochet trouve son confort thermique ainsi que sa pitance.

Monstrueux, ce brochet !