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Pêche du brochet : en rivière, en lac et en canaux.

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Sessions printanières.

Première sortie aux Pays-Bas.

C’était à la fin mars que nous avions décidé de faire notre première sortie printanière afin de prospecter deux circuits. Sur le premier, l’affluence de pêcheurs nous avait empêché de développer nos modes de pêche. De plus, les relevés au scanner avaient été très mauvais. Le tout nous avait poussé à quitter cet endroit très rapidement. Sur le second moins connu, il y avait très peu de monde et nos relevés avaient été positifs. A notre grande surprise, plusieurs sandres avaient été rapidement faits alors que nous n’étions pas là pour ça. Trois brochets avaient été pris. Ceux-ci avaient frayé et étaient dans de bonnes conditions.

Nombre de prises : 3 : 2<75 cm et 88 cm.

Que s’était-il passé ?

Concernant le premier endroit, celui-ci avait été raclé par la pêche professionnelle. Comme tous les ans, le poisson y reviendrait mais de moins en moins chaque année. Le deuxième endroit était très riche en poisson fourrage et en sandre. Cela avait été un véritable plaisir d’y pêcher.

Session irlandaise.

Début avril, nous étions dans le comté du Monaghan pour notre session printanière irlandaise. Les lacs étaient toujours absents de toute végétation et les eaux étaient d’une limpidité assez exceptionnelle. En ce qui concerne la météo, celle-ci était restée stable durant tout le séjour : nuage soleil, température jour de 8° et vents du N-O allant jusque 4 Bfts. Quant au frai du brochet, celui-ci était terminé.

Premier jour.

En début d’après-midi, nous avions commencé par un lac anciennement très riche en brochet, nettement appauvri depuis mais renfermant encore de beaux spécimens. La pêche en dérive lente n’avait rien donné mais elle nous avait permis de constater que sur les trois sections visitées, une seule contenait du poisson. En pêchant celle-ci avec insistance au mort manié ainsi qu’aux leurres, nous avions réalisé onze prises inférieures à septante-cinq centimètres. Etonnamment, ces brochets avaient été uniquement intéressés par nos leurres souples Sandra. En fin d’après-midi, nous avions été rejoints par une embarcation composée de deux pêcheurs irlandais. Ceux-ci à bord de leur bateau très bien équipé électroniquement étaient restés sans écho et attaque jusqu’au moment où nous les avions quittés. Pourtant, ils étaient également certains de la présence de gros brochets.

Deuxième jour.

Nous avions poursuivi sur un très long système de lacs. Les conditions climatiques étaient restées semblables. Encore une fois, notre sondeur était demeuré muet et de nouveau, la pêche en dérive lente n’avait rien donné. Devant cet insuccès, nous avions décidé de pratiquer une pêche au lancer ramener le long des roselières. Certes, les attaques s’enchaînèrent mais les prises étaient chétives, le frai venant certainement de se terminer. Le soir venu, nous avions terminé sur un score de vingt-cinq prises réalisées principalement au leurre souple.

Troisième jour.

Les vents du nord s’étaient intensifiés et la température de jour était restée en-dessous de 8°. En pêchant le long des roselières, nous avions réussi à en arracher vingt-quatre brochets mais très modestes pour l’Irlande. A partir de ce moment, nous avions compris que nous allions avoir difficile de faire mieux en taille.

Quatrième jour.

Les vents forts du nord-ouest nous avaient apporté des pluies glaciales et nous avaient obligés de pratiquer une pêche à la traîne durant une bonne partie de la journée. Celle-ci avait rapporté peu. En fin d’après-midi, nous avions connu de meilleures conditions climatiques qui nous avaient permis de faire au lancer ramener une bonne partie de nos prises. Quinze prises avaient été réalisées toujours au leurre souple.

Cinquième jour.

Les conditions climatiques évoluèrent. Enfin, nous avions droit à une journée ensoleillée, plus chaude et surtout moins venteuse. Directement, les choses changèrent. Sur les lacs apparemment vides jusque-là, nous avions pu échosonder d’importantes concentrations de poissons blancs et avec eux, certainement des brochets. Cette fois, en pratiquant une pêche active en dérive lente et en jouant sur les teintes, nous avions rencontré le succès sur de plus beaux poissons. Rapidement, un premier gros brochet avait été réalisé par ma partenaire. Celui-ci avait été suivi sur la deuxième section par une attaque d’un très gros poisson qui malheureusement se décrocha alors qu’il piochait en-dessous du bateau. Il était quatorze heures. Nous étions à dix-sept prises au moment où notre moteur, véritable taco irlandais, nous avait lâché. Ce qui avait mis fin à cette journée très prometteuse.

Sixième jour.

Les moteurs de réserve étant tous défaillants, il nous avait fallu attendre midi pour nous remettre en route. Nous avions opté pour un changement de lac mais ceci fut un mauvais choix en raison des vents forts qui le balayaient. Après cinq heures de pêche, nous avions dû le quitter avec regret sur un score de dix prises.

N’ayant pas le choix des dates de nos congés, nous n’avions pas pu résister à nous rendre en Irlande pour une session printanière de six jours alors que nous étions à la lune blanche ! Pour réussir dans ce cas, nous savions qu’il était impératif d’avoir un début de printemps chaud. Hélas, c’était un retour du froid intensifié par des vents glacials du nord que nous avions connus. Sur place, nous avions trouvé des lacs dépourvus de toute végétation. Quant au gros brochet, il avait regagné les profondeurs après le frai pour n’en bouger qu’aux moments les plus chauds. Ce qui avait compliqué sa pêche et expliquait certainement les tailles de nos prises réalisées principalement au leurre souple en neuf demi-jours. Nous avions encore une fois quitté l’Irlande avec une seule envie d’y revenir

Total des prises : 102 : 54<70cm ; 44<75 cm ; 3<90 cm et 97 cm.

La région de Ballybay située dans le comté du Monaghan n’est plus actuellement une destination de choix pour la pêche du grand brochet. Nous n’en connaissons pas toutes les raisons. Nous pouvons dire avec certitude qu’elle est très riche en poisson blanc et que les irlandais y pêchent de plus en plus le brochet tout en surveillant. Les interventions des gardes sont très sévères et lourdes pour les contrevenants.

Session d’ouverture aux Pays-Bas.

Première journée.

C’était à la fin mai à une heure du matin que nous avions pris la route des Pays-Bas pour faire l’ouverture de la pêche au carnassier dont le brochet. Sur la route, nous n’avions rencontré que très peu de trafic et aucun équipage de pêche, ceux-ci étant certainement déjà sur place. A 4h30, nous étions à la mise à l’eau d’un très vaste plan d’eau très poissonneux. Pourtant, nous étions seuls ! Il faut savoir que ce plan d’eau avait été soumis à la pêche professionnelle durant les mois d’hiver …

A cinq heures quinze, nous avions embarqué. Les eaux étaient limpides et notre sondeur nous avait renseigné des eaux de surface à 24° ainsi que la présence de poissons fourrages cantonnés à une profondeur de plus deux mètres cinquante. Il nous avait fallu plus de deux heures pour réaliser à la traîne les premières prises. Ceci nous avait permis de comprendre que la teinte du moment était le naturel et que le manque d’attaque provenait certainement de notre mode de pêche. C’était pourquoi nous l’avions abandonné pour une pêche au lancer ramener au leurre souple. Dès les premiers lancers, nous avions ramené gentiment au bateau un énorme brochet. Chose incroyable, ce dernier n’avait pas suivi le leurre mais l’avait accompagné en nageant à son côté. Après nous avoir regardés, il s’était laissé redescendre en nous laissant pantois !

A partir de là, les prises s’étaient enchaînées jusqu’en début d’après-midi. A ce moment, nous avions décidé de mettre un terme à cette journée d’ouverture en raison de la chaleur supérieure à trente degrés et aussi de la très forte navigation de plaisance qui avait eu pour conséquence de piquer fortement les eaux. Notre score était de onze prises dont un 95+.

Deuxième journée.

Contrairement à nos habitudes, c’était en milieu de matinée que nous avions débuté par un très long canal. Les eaux étaient encore plus chaudes et limpides. Le lancer ramener ne rapportant rien, c’était à la traîne lente que nous avions passé cette journée manifestement très difficile. En jouant sur les actions et les teintes de leurres, il nous avait apparu que les teintes F.T. et orange étaient déterminantes pour réussir. En pratiquant une pêche le long des zones ombragées ou au plus profond du chenal, nous avions réussi à faire avec patience huit brochets. Nous étions les seuls à y pêcher.

A la fin de cette journée, notre motivation était redescendue car la chaleur était devenue accablante tant pour nous que pour le brochet. Heureusement, durant ces deux journées, dix-neuf poissons avaient été portés au compteur. Certes, ils n’étaient pas tous impressionnants mais très appréciables pour le moment…

Troisième journée.

Cette fois, nous étions sur un troisième grand plan d’eau. Nous étions une nouvelle fois seuls avec des conditions climatiques encore plus chaudes. Toutefois, nous avions un allié, un vent léger suffisant pour friser la surface de l’eau. En pratiquant le lancer ramener au leurre souple le long des découpes naturelles, nous avions été surpris par le nombre d’attaques ainsi que de prises. La condition de réussite avait été encore une fois la couleur du leurre. En fin d’après-midi, le vent s’était estompé ainsi que les attaques. Nous étions à ce moment à dix prises et venions de prendre un nonante plus.

A la fin de cette session, nous avions vingt-neuf prises, ce qui était un bon score en fonction de la chaleur et surtout du temps que nous avions pu réellement pêcher. Les leurres utilisés avaient été : Pulse shad de chez Berkley, Real Eel de chez Savagear, Triple Jointed de chez Spro, X-Rap Jointed de chez Rapala. Les teintes dominantes avaient été le naturel ainsi que l’orange.

Total des prises : 29 : 13<70 cm ; 11<80 cm ; 3<90cm ; 91cm et 97 cm.

Session de la Pentecôte.

Grâce à ce congé, nous avions eu la chance de terminer nos sorties printanières aux Pays-Bas par deux jours de pêche. Nous aurions mieux fait de nous abstenir car la navigation de plaisance ainsi que les sports nautiques du type jet ski avaient rendu la pêche difficile voire impossible. Toutefois, en pratiquant une pêche aux premières lueurs du jour, nous avions pu réaliser quelques prises mais visiblement, le brochet n’était pas actif, les raisons étant la température de l’eau (25°) et aussi la pression de pêche exercée en semaine, sans oublier un effet lunaire que nous n’avions pas pris en compte !

Total des prises : 8 : 4<70 cm, 2<80 cm et 2<85 cm.

De ce printemps, nous avions gardé que la réussite était liée aux conditions climatiques. En ce qui nous concernait, celles-ci n’avaient pas été bonnes et la pêche non plus.

Total des prises printanières : 142 : 71<70 cm ; 59<80 cm ; 9<90cm ; 2<100cm et 100 cm.

Durée : 11 jours de pêche.

Total des prises 2017 : 266 : 117<70 cm ; 119<80 cm ; 17<90cm ; 7<100 cm et 6<105 cm.

Durée : 21 jours de pêche.

Extremadura Monsters.

Le début de saison a été positif en 110+ et il n’a pas été rare de voir les records personnels tombés. Toutefois, à l’exception d’un superbe 122 cm, les 120+ n’ont pas été très actifs en ce début de printemps. Fin juin, le nombre de brochets métrés dépassait les septante prises, sans oublier les super bass (+ de 3 Kg) dont la pêche à vue avait procuré des sensations extrêmes.

www.extremaduramonsters.com

Predatortour 2017.

Début juin s’était déroulé aux Pays-Bas le Predator Tour 2017 sur les eaux de l’Hollandsdiep, de l’Amer et de l’Haringvliet. Treize pays y étaient représentés par 110 équipages.

La première journée qui s’était disputée dans des conditions climatiques très difficiles fut remportée par le team n° 83 (Belgique) : Luc Coppens et Jeremy Staverman. A la fin de la deuxième journée, le team n° 53 (France) : Kevin et Jordan Hernandez avait pris la tête du classement. Finalement, la troisième journée avait été la plus exceptionnelle en prises de très gros brochets et s’était terminée par la victoire finale du team n° 40 (Allemagne) : Pierre Johnen et Daniel Kaldowski.

En ce qui concernait les belges, le team n°16 : Jean-François Boreux et Bertrand Hoe s’était mis en évidence en terminant à la très honorable seizième place avec les prises de plusieurs très beaux brochets métrés. Il était à souligner que c’était leur première participation.

www.predatortour.com

World Predator Classic 2017.

Concernant la pêche des carnassiers, le World Predator Classic est l’événement le mieux organisé en Europe. Il regroupe vingt pays et plus de trois cents participants qui concourent chaque année dans trois catégories : streetfishing, pêche en kayak et pêche en bateau. Les prix sont très importants mais la victoire en vaut bien plus.

Concernant la catégorie bateau, celle-ci avait débuté dans des conditions caniculaires. Les sandres avaient été les plus actifs, les brochets et les perches étant restés timides. Néanmoins, quelques brochets furent pris dont un 120 cm pris par Willem Stolk. Le team allemand n°32 : Daliela Schafer-Pierre Johnen avait remporté cette journée avec un score de 331 points. Il avait été suivi en deuxième position par le team franco-belge n°14 : Christophe Huwarts-Philippe Neuville avec un score de 323 points et en troisième position par le team allemand n°37 : Daniel Ressel-Gregor Babiarz avec un score de 303 points.

Lors de la deuxième journée, les conditions caniculaires s’étaient faites sentir lourdement sur l’activité du carnassier. A ce moment, la pêche était devenue très tactique. Elle s’était donnée en tout début de matinée en recherchant le sandre sur des postes précis. La victoire était revenue au team allemand n°37 : Daniel Ressel et Gregor Babiarz suivi en seconde place par le team allemand n°6 : Dustin Schone-Johannes Dietel, en troisième position le team norvégien n° 29 : Ari Poataja et Pekka Laitiner. La bonne opération de la journée avait été faite par le team Shimano n° 8 : Benoît Degraux-Arend vd Heyden qui en attaquant le sandre dès les premières minutes était remonté en cinquième position au classement général. En se classant sixième, le team franco-belge : Christophe Huwarts-Philippe Neuville s’était maintenu à la deuxième place du général et avait conservé toutes ses chances d’une victoire finale.

La troisième journée avait été dominée par le team belge n°31 : Luc Coppens-Jeremy Staverman. Ceux-ci avaient gagné avec plus de quatre-vingt points d’écart sur le second team également belge n°12 : Johnny Kindt-Joseph Verstraelen. Il était également à souligner l’excellente prestation réalisée par le team franco-belge n°2 : Christophe Huwarts-Philippe Neuville. Ceci leur avait permis de se maintenir au général à la deuxième place à cinq points du vainqueur, le team allemand n° 6 : Dustin Schone-Johannes Dietel.

www.worldpredatorclassic.com

Le mot d’Anne et Alex.

C’était avec curiosité et attention que nous avions attendu les résultats de ces deux compétitions car celles-ci se passaient non loin de nos lieux de pêche. Nous en profitons encore une fois pour féliciter tous les belges qui y ont participé et plus particulièrement les wallons dont nous pouvons être fiers.

Concernant le Preadatortour, celui-ci s’était déroulé à la lune blanche. En raison de la chaleur, la pêche du brochet n’avait pas été bonne jusque-là. Nous nous attendions à très peu de prises. Paradoxalement, cela avait été le contraire. De ceci, nous en avions déduit que les vents tempêtueux qui avaient soufflé les jours précédant la compétition avaient certainement réveillé le brochet bloqué jusque-là par les eaux chaudes (25°).

Le World Prédator Classic s’était déroulé à la lune noire. Nous nous attendions à beaucoup de prises. Il en avait été une nouvelle fois le contraire. Etonnamment, les brochets avaient donné le lendemain du dernier jour de la compétition. Bloqué certainement par la température de l’eau, le brochet n’était pas actif. L’importante dépression survenue la veille du troisième jour n’avait pas été suffisante pour la relancer. Celle-ci avait repris après, certainement en raison du cycle alimentaire du brochet.

Ces deux compétitions ont confirmé le talent des jeunes pêcheurs. Elles ont également répondu à nos interrogations concernant les données publiées sur Facebook !

En conclusion, nous disons que la pêche estivale même sur des eaux réputées est très aléatoire. Pour réussir, il est important d’être là au bon moment et sur des postes précis. Durant cet été, nous allons orienter nos sorties le long des rivières belges ainsi que sur les fleuves hollandais à forte navigation et ceci en privilégiant la pêche au lancer ramener.

La pêche estivale ou le plaisir de la pêche !

La photo de Boissé JP.

Je suis plongeur et je réside en Charente (sud-ouest de la France). Passionné par le brochet, j’ai décidé voilà déjà six ans de plonger afin de mieux le comprendre ainsi que de le photographier. Aujourd’hui, j’ai accumulé deux cents plongées à sa recherche. Pour cela, je pratique le snorkeling ( combinaison, palmes, masque et tubas). Je pratique cette étude dans un lieu qui porte le nom « Les fonds bleus ». Ce sont des eaux de sources avec des résurgences. Les eaux y sont limpides et la température y est constante 10 à 12° toute l’année. Celles-ci se jettent dans la Charente * dont les eaux sont beaucoup moins claires et plus chaudes. De ce fait, les brochets viennent passer l’hiver avec les rotengles, les chevesnes, les perches, etc…Au printemps, la source est habitée par les brochetons ainsi que les vairons. C’est magnifique de les observer à ce moment. Comme des bébés, ils sont tout mignons. Très souvent, je croise les mêmes brochets que j’arrive à reconnaître par des signes distinctifs ainsi que leurs caractères bien particuliers. Dernièrement, j’en ai surnommé un le teigneux. A notre première rencontre, il a fait preuve d’agressivité. Maintenant, il m’observe et ne me craint plus. Mes amis m’appellent le dresseur de brochet car j’arrive très près d’eux. Généralement, ce sont des brochets de soixante à septante centimètres que j’observe sauf lors d’une nuit, celui-là dépassait le mètre…Je termine en disant que ce poisson rapide, malin et majestueux pousse au respect. Vous pouvez me suivre sur mon facebook : Jean-Pierre Boissé et aussi me contacter si vous avez besoin de conseils.