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Pêche du brochet : en rivière, en lac et en canaux.

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Nous étions retournés en Semois.

Après avoir pêché la Semois durant plus de quarante ans, nous avions stoppé en deux mille cinq toute pêche le long de ses rives. Agressée à ce moment par les cormorans, elle avait été littéralement ravagée. Pourtant, c’était par cette rivière que nous avions décidé d’axer nos premières recherches estivales au brochet.

Première sortie.

Sur la première section visitée, nos impressions avaient été positives car la densité en petit poisson fourrage l’était. De plus, il avait été facile d’observer la présence de petits brochetons, certainement remis récemment par l’une des deux fédérations gérant la pêche. Afin d’éviter de casser cette jeunesse prometteuse, nous avions porté les dimensions de nos leurres au-delà de quinze centimètres. La première attaque s’était donnée en début de matinée et avait rapporté un 80+. Celle-ci avait été brutale et franche ainsi que le combat. Autrefois, une telle prise aurait été très appréciée ! Après une deuxième prise, l’activité s’était estompée. Le soir, nous avions été littéralement scotchés par le nombre d’attaques. Ces brochets n’étaient pas très gros mais parmi eux, il y avait deux 70+. Ce qui était remarquable.

Total des prises : 3 :  2<75 cm et 81 cm.

Que s’était-il passé ?

Au moment de notre départ en 2008, les fédérations, aidées des pêcheurs locaux, s’étaient organisées pour réguler légalement les cormorans. Pour pallier au manque de poissons, celles-ci produisirent annuellement une manne piscicole de qualité au moyen des étangs avoisinant la Semois. Ces tâches difficiles et ardues avaient été bien menées. Elles finirent par payer.

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Deuxième sortie.

C’était au lever du jour que nous avions débuté sous une légère pluie en Semois luxembourgeoise et ceci en revisitant des postes que nous avions l’habitude de pêcher auparavant. D’emblée, les brochets témoignèrent de leur présence au point qu’en milieu de matinée, nous étions à six prises dont un métré. Nous étions dans un grand jour et jamais, nous n’avions connu pareille euphorie sur ces lieux. En fin de journée, notre compteur renseignait treize prises dont onze brochets maillés !

Total des prises maillées : 11 : 4< 70 cm ; 3<75 cm ; 2<90 cm ; 92 et 100 cm.

Que s’était-il passé ?

Nous étions partis vers ces eaux avec la seule motivation d’essayer de prendre quelques brochets maillés. Nous avions compris rapidement que nous pouvions faire mieux au moment où un métré était venu attaquer dans nos bottes. Un autre point marquant avait été la morphologie de ces brochets, ceux-ci étant très longilignes et musclés. Leur agressivité ainsi que leur énergie étaient certainement liées à l’endroit ainsi qu’à la difficulté de se nourrir. Nous avions pêché au moyen des leurres souples.

Troisième sortie.

Pour cette journée, nous étions toujours en rivière. De nouveau, les brochets avaient répondu dès nos premiers lancers mais il nous était difficile de conduire les combats à leur terme. A midi, nous étions à cinq prises dont trois maillées pour une douzaine d’attaques. Alors que nous dînions en bordure de forêt, nous avions été rejoints par un sympathique bûcheron. En parlant, il nous avait confirmé le travail des fédérations. Toutefois, il nous avait appris que la pêche au vif était toujours d’actualité ainsi que les prélèvements. Très étonné de voir nos leurres et d’entendre nos résultats, celui-ci avait écouté nos conseils en matière de pêche sportive du brochet. En milieu d’après-midi, nous avions été rejoints par un de ces pêcheurs vacanciers pêchant au vif. Sans vouloir jouer sur la provocation, nous l’avions quitté en bout de parcours sur un score de 0-3 en notre faveur alors qu’il continuait à cafouiller dans sa goujonnière. Comme d’habitude, ces brochets avaient été décrochés dans leur milieu et relâchés directement.

Total des prises : 6 : 3<70 cm et 3<80 cm.

Que s’était-il passé ?

En ce début de mois aoûtien, la température des eaux avait terriblement chuté. A ce moment, le brochet de rivière très réceptif était redevenu actif. Ce qui, cette année, était très tôt. Là était la raison de notre réussite. Encore une fois, les leurres souples avaient été les grands gagnants.

Quatrième sortie.

Nous étions toujours en rivière afin de poursuivre notre prospection. Cette fois, l’activité s’était donnée uniquement en matinée jusqu’au passage des premiers kayaks. Après quoi, celle-ci avait été coupée au point que nous étions restés sans attaque durant tout le reste de la journée.

Total des prises : 6 : 2<70 cm, 3<75 cm et 91 cm.

Que s’était-il passé ?

Au moment de notre départ, nous étions assez craintifs concernant l’activité des kayaks. En fin de matinée, celle-ci avait été intense et très dérangeante jusqu’en fin de journée. Toutefois, nous étions également certains que d’autres causes étaient liées à cette déconvenue, notamment l’absence de brochet sur des secteurs autrefois très bons.

Cinquième sortie.

C’était par une matinée en rivière que nous avions décidé de terminer notre saison estivale. Encore une fois, les brochets s’étaient montrés actifs mais également prudents et méfiants. Le moment fort, nous l’avions connu à la dissipation de la brume. C’était alors que nous étions distants d’une centaine de mètres et que nous avions eu pratiquement simultanément chacun une puissante attaque. L’une d’elle avait permis la prise d’un 90+. En fin de matinée, nous étions à cinq prises dont quatre maillées. Une seule ombre subsistait en la pratique de la pêche au vif que nous avions pu encore une fois observer.

Total des prises : 4 : 3<75 cm et 91 cm.

Que s’était-il passé ?

A la mi-août, nous avions connu une hausse des températures. Les eaux chauffèrent et l’activité du brochet avait ralenti pour revenir à une activité plus normale. La condition de réussite dans ce cas avait été de pratiquer une pêche dès les premières lueurs du jour en jouant sur la provocation au moyen du Glidin’Rap12 de chez Rapala. Ce leurre difficile à trouver actuellement est très prenant. Glissant latéralement de façon régulière sous l’eau, il coule très lentement à l’arrêt. Dans ces conditions, il était idéal pour provoquer des brochets inactifs et très méfiants.

Sixième sortie.

Etant seul pour cette journée automnale, j’avais décidé de visiter des postes non rempoissonnés. Bien que toujours très beaux, les quinze endroits visités avaient rapporté trois brochets. Cette sortie m’avait surtout révélé qu’il y avait du brochet là où les sociétés rempoissonnaient.

Total des prises : 3 : 3<75 cm.   

Septième sortie.

Cette fois, les températures avaient fraîchi la nuit. Dans ces conditions automnales, il était certain que le brochet allait y réagir. Par manque de temps, nous avions décidé de pêcher des tronçons de rivière en Belgique. Contrairement à ce que nous espérions, nous étions restés sans attaque sur le premier poste visité. Cela s’était confirmé sur le second à l’exception du dernier lancer qui avait rapporté un métré. Alors que nous étions occupés sur le troisième poste et que nous avions difficile de répondre aux attaques furtives, nous avions été rejoints par un pêcheur local. En l’écoutant, il nous avait confirmé ce que nous pensions mais aussi que ce coup de froid avait également réveillé les pêcheurs et notamment la pêche au vif ! Là, nous avions compris que nous allions avoir difficile. Néanmoins, au fil des heures et des lancers, nous avions terminé cette journée sur un score de six prises dont cinq maillés. Ce qui, pour les endroits visités, était bon. Encore une fois, tous ces brochets avaient été pris au leurre et remis en parfaite condition dans leur milieu.

Total des prises : 5 : 3<70 cm, 1<75 cm et 101 cm.

Que s’était-il passé ?

La réponse, nous l’avions eue au bord de l’eau. Le coup de froid avait tout simplement réveillé les pêcheurs. Qui étaient-ils ? Très souvent des pêcheurs locaux pratiquant une pêche complètement dépassée c-à-d au vif. La plus triste histoire, nous l’avions entendue en fin de journée. Celle-ci avait relaté la prise en 2016 d’un très gros brochet métré : 115 cm. Ce dernier avait été tué et mis au congélateur du restaurateur du coin qui l’avait oublié depuis lors. Nous avions également appris que tout brochet au-dessus de quatre-vingts centimètres était prélevé ! Là, nous avions été déçus. Nous n’avons rien contre les pêcheurs qui prélèvent un poisson mais, pour le reste, ce sont des pratiques viandeuses d’un temps totalement révolu.

 

Nous étions retournés en Semois…

Total des prises : 38 : 12<70 cm ; 18<80 cm ; 3<90cm ; 3<100 cm ; 100 cm et 101 cm.

Durée : 7 jours de pêche.