Bienvenue sur la Passion du Brochet.

Pêche du brochet : en rivière, en lac et en canaux.

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Sessions estivales.

Marcel et son 115+ pris cet été !

Première sortie : 2/07/2016.

Etant donné le succès de nos amis Marcel et Alain à la fin juin, nous n’avons pas pu résister à nous rendre début juillet aux Pays-Bas. Nous étions à la lune noire. Par contre, la météo n’était pas positive : vents d’ouest froids avec des pluies orageuses accompagnées de grêle. L’activité a été bonne jusqu’en début de matinée et nous a permis de réaliser quatre prises sur des leurres durs grands plongeants. Visiblement, les auteurs venaient des profondeurs où ils étaient certainement en recherche d’eau fraîche. Par la suite, nous n’avons plus eu d’attaque. A l’exception d’un seul bateau de pêche, nous n’avons rencontré aucun pêcheur. Nous en avons déduit que la pêche du brochet était à son plus bas niveau.

Total des prises : 4 : 1<70 cm ; 2<80 cm et 86 cm.

A cette époque lorsque les eaux dépassent les vingt degrés, le brochet est en recherche de confort. Il l’obtient en s’enfonçant dans la végétation qui l’oxygène et aussi en se tenant dans les profondeurs. Il n’est prenable que certains jours et de grand matin.

Deuxième sortie : 27/07/2016.

En recherche d’un nouveau bateau, nous avons rendu visite aux deux grands concessionnaires hollandais à savoir Lund à Ijsselsport et Alumacraft à Grootebroek. Visiblement, très gâtés par les Belges, il nous a été difficile d’avoir de bonnes conditions sur l’achat éventuel d’un nouveau bateau. Nous avons terminé cette journée sur un point positif en revisitant à pied certains de nos postes connus* à Grootebroek. Nous avons été étonnés par le répondant des brochets : suivis et attaques franches. Nous avons pêché uniquement en mode spinning au moyen de nos cuillers et streamers.

Total des prises : 6 : 1<70 cm et 5<75 cm.

Postes connus* : Il est à savoir que nous avons pêché durant plus de neuf ans cette région. Nous avons décidé d’arrêter de la pêcher en 2014 parce qu’elle était devenue très pauvre ou difficile à réussir en raison de la surpêche sportive… et aussi professionnelle. Actuellement, la taille moyenne des prises est de plus ou moins 65 cm avec parfois la prise d’un 90+ et exceptionnellement d’un brochet métré.

Troisième et quatrième sorties : 4 et 5 /07/2016.

Nous avons passé la première journée sur un long et grand plan d’eau de la région d’Alkmaar. Durant toute la matinée, notre sondeur resta muet et nous sommes restés sans attaque. En fin de matinée, nous avons décidé de naviguer afin de reprendre nos recherches à l’autre bout. Là, nous avons directement trouvé des brochets actifs répondant aux passages de nos leurres. Les conditions de réussite étaient d’utiliser des leurres durs articulés de teinte F.T, l’action n’étant pas déterminante. Nous avons pêché cette zone tant à la traîne qu’au lancer ramener. Le nombre d’attaques a été important mais il nous a été impossible de faire des brochets de plus de soixante-cinq centimètres. Cela nous a paru étonnant mais il était possible que les brochets étaient restés sur cette zone suite au frai. Dans ce cas, sur ce canal, la suite de la saison se jouera là. Si nous avons l’occasion, nous viendrons refaire cette zone très herbeuse en fin d’automne. Nous n’avons rencontré aucune embarcation.

Total des prises : 20 : 12<60 cm et 8<65 cm.

Nous avons passé la deuxième journée sur un très grand plan d’eau hollandais. Arrivés tardivement sur ce lieu de pêche, nous avons débuté en milieu de matinée par une pêche au swimbait. Celle-ci resta sans succès. Le vent devenant gênant, nous avons enchaîné par une traîne très active en utilisant des leurres durs de chez Rapala de teinte F.T. Il était treize heures. Les conditions de pêche étaient top à l’exception que nous étions en été : lune noire, vent fort d’ouest, nuageux et soleil. Alors que nous longions un cassant très herbeux, une puissante attaque se donna. Ferré, nous avons compris qu’il s’agissait d’un très gros poisson. Le combat fut très beau et stressant mais finalement, celui-ci se termina en notre faveur…Il s’agissait d’un très gros brochet donnant une mesure de 123 cm. Nous avons poursuivi cette journée en pêchant de très beaux postes mais ceux-ci ne nous donnèrent que deux autres prises plus modestes. Durant cette journée, nous avons croisé plus de dix embarcations en action de pêche mais leurs impressions étaient à chaque fois négatives.

Total des prises : 3 : 2<80 cm et 123 cm.

Cinquième sortie : 12 /08/2016.

Pour cette cinquième sortie, nous étions sur une longue rivière hollandaise de bonne réputation. Les conditions climatiques étaient positives à l’exception d’un détail lunaire que nous avons remarqué en fin de journée. Durant cette sortie, nous avons galéré de poste en poste en alternant traîne et pêche au lancer ramener. Nous avons réalisé quatre brochets modestes alors que les postes visités étaient des plus prometteurs. La raison essentielle de ce manque d’activité était certainement la surpêche.

Total des prises : 4 : 4<60 cm.

Escapade en Irlande du 21 au 27 août 2016.

Durant cette session dans le Monaghan, nous avons prospecté trois lacs ainsi que deux rivières. Concernant les lacs, la pêche a été très mauvaise. Nous avons réalisé deux prises en mode lancer ramener. Cette déconvenue a été due essentiellement pour les deux premiers visités à un manque de poissons qui pour nous se raréfient en raison de l’acidité des eaux liée au lisier. Par contre, le troisième avait des eaux limpides et était très poissonneux. Malgré cela, nous sommes restés de nouveau sans attaque du lever au coucher de soleil. Sur les rivières, nous avons réalisé nos prises sur les têtes de courant. Très souvent, les attaques se donnèrent dès les premiers lancers. Nous avons terminé cette session sur une impression très négative*. Il faut également dire que l’activité du brochet à ce moment était au plus bas en Europe.

Très négative* : Nous avons toujours très bien pêché à pareille époque en Irlande.

Total des prises : 15 : 3<60 cm ; 9<70 cm ; 1<80 cm et 2<85 cm.

Ne comprenant pas ce qui c’était passé, nous avons contacté notre ami « Maurice », un belge passionné par la pêche irlandaise et habitant le Monaghan. Voici, ce qu’il nous a répondu : « Bonjour Anne et Alex…Pour ce qui est de la pêche, c'est plus que dur. Début mai, l'eau était à 24 °. Il y avait des baigneurs partout et les brochets étaient amorphes. Après, j'ai pêché autant la truite que le brochet et là aussi ce fut dur vu la température de l'eau. Je n'ai donc plus pêché depuis juin. J'écoutais mes copains truiteurs qui passaient une journée entière pour une truite dans un lac que je sais "pourri" de poissons. Ce qui me confortait dans mon désir de regarder la TV (tour de France, Euro, JO, etc). Pour ce qui est du brochet, l'été fut aussi mortel (même au nord) (dixit mon ami Luc qui est tous les jours sur Facebook avec les pêcheurs irlandais). Je terminerai par ce conseil. Si vous revenez en Irlande, vous devez accepter de pêcher « Le gros » en oubliant la quantité. Du gros, il en reste, mais les scores sont à oublier… ». Nous l’avons remercié pour ce conseil que nous ne manquerons pas d’appliquer.

Onzième et douzième sorties : 10 et 11 septembre 2016.

Nous étions à la fin de l’été avec des conditions climatiques très estivales, 16 °la nuit et 26°le jour. C’est à la lueur du jour que nous avons débuté par une pêche au swimbait. Celle-ci a été positive et nous rapporta deux brochets de 76 cm et 84 cm. Par la suite, l’activité se calma. Alors que nous étions dans le doute, celle-ci repartit en milieu de matinée durant deux petites heures. Cela fut suffisant pour ajouter à notre score quatre autres poissons de plus de septante centimètres. Puis ce fut le vide total, plus rien. Il était seize heures. La navigation plaisancière était à son maximum et rendait la pêche impossible. A notre grande surprise, l’activité du brochet reprit. Les attaques étaient violentes ainsi que les combats. Cela nous a permis de terminer sur une impression très positive. En ce qui concerne la deuxième journée, nous avons fait la bêtise de retourner sur le même endroit…Nous avons réalisé trois prises modestes ! Pour réussir dans de telles conditions (eaux chaudes : 24° ainsi qu’une très importante navigation de plaisance), il a été indispensable de jouer sur le choix des couleurs. Pour cette fois, la teinte FT agrémentée de motifs noirs a donné les meilleurs résultats. L’action du leurre n’avait pas d’importance, cela étant certainement dû aux importantes vagues crées par la navigation de plaisance.

Total des prises : 19 : 5<60 cm ; 6<70 cm ; 7<75 cm et 1<85 cm.

Total des prises estivales en 12 jours : 67 : 20<60 cm ; 25<70 cm ; 17<80 cm ; 4<90 cm et 123 cm.

Photos.

Le mot d’Alain et Marcel.

Durant cette première partie de l’année 2016, nous avons bien réussi tant au sandre qu’au brochet alors que nous ne recherchons pas spécifiquement ce dernier. Au sandre, les leurres avec lesquels nous avons pris ont été choisis chez Lunker City, Westin, Spro et Fox Rage principalement, une palette assez large au niveau des marques.

Quant aux couleurs, le choix a été restreint : noir, vert foncé, motor oil pailleté et brun clair pailleté. Il est également à souligner une nette différence pour les leurres à caudale rouge certains jours.

La pêche au poisson mort manié ou monté en tandem avec un leurre souple a donné également de bons résultats.

En ce qui concerne le mode de pêche, nous avons pêché essentiellement en dérive ainsi qu’en vertical dans des profondeurs parfois d’un mètre.

Ce qui nous a étonné durant nos sorties, c’est que nous avons régulièrement pris du brochet de plus ou moins 70 cm. A cela, il faut ajouter les prises de deux très beaux brochets métrés. Nous étions à la fin juin à la recherche de sandre sur un canal où nous avions pêché sans succès un poste en matinée. Nous ne savons pas pourquoi mais au retour, nous avons eu l’envie de nous y arrêter et de le refaire. C’est ainsi qu’en fin de journée, nous avons réalisé ces deux magnifiques brochets de 114 et 117 cm.

De ceci, nous en avons de nouveau déduit qu’il faut être régulièrement sur l’eau pour réussir. Que parfois, cela va tout seul même lorsque le sondeur ne renseigne rien. L’inverse est également vrai. Alors reviennent les questions : avons-nous pêché avec le bon leurre, la bonne plombée, de la bonne manière, à la bonne vitesse ? C'est ça qui nous motive encore à pêcher aujourd'hui malgré toutes ces heures de recherche, de pêche et de kilomètres parcourus en voiture et en un bateau.

Première sortie.

Comme chaque année à cette saison, nous avons pour habitude de consacrer une de nos journées à l’initiation de la pêche des carnassiers au petit-fils de mon équipier. Pour cela, nous voulions lui faire découvrir les grands plans d’eau du sud de la hollande. Sur la route, la pluie et le vent nous a fait changer de direction pour prendre celle des canaux loin également de la navigation de plaisance. A notre grande surprise, nous avons trouvé sur les premiers postes visités des sandres très actifs. Ce qui nous a permis déjà de faire pêche. Il était dix-huit heures au moment où nous avons abordé la dernière zone. C’est là que nous avons pris le plus de plaisir car durant une heure, l’activité du sandre et du brochet a été maximale. Nous avons pêché à contre vent pour prendre les sandres et l’inverse pour les brochets. Durant cette journée, la pêche dominante a été le mort manié.

Deuxième sortie.

Nous sommes à la fin août. Comme la dernière fois, nous avons pris la direction des grands canaux pour y rechercher le sandre au mort manié et au leurre souple. Il nous faudra attendre la visite du deuxième spot pour réaliser trois sandres dont un de 74 cm. Sur le quatrième spot, nous y avons réalisé du brochet. Cela continua ainsi jusqu’en fin de matinée. L’activité s’étant par la suite calmée, celle-ci reprit en fin d’après-midi mais cette fois, il fallut pêcher au leurre souple de teinte moteur oil pailleté. Nous avons terminé cette journée aux environs de 19 heures sur une impression très positive. Comme quoi, il est possible de réussir en été malgré la navigation estivale qu’il faut gérer.

Le mot de Michel Bourdin.

C’est au Club Esox* dans le comté de Leitrim que nous avons passé notre session printanière irlandaise à la mi-mai. Ce fut une semaine où la pluie et le vent ont été au rendez-vous cinq jours sur les six pêchés. Nous avons pêché différents lacs formés par le Shannon ainsi que le Shannon sauvage. Le brochet était très peu mordeur et se contentait de jouer avec nos leurres en donnant des coups de tête. Le dernier jour a été marqué par un ensoleillement durant toute la journée. Là, nous avons vu une réelle différence. A ce moment, les gros brochets ont été très actifs. Les attaques étaient franches et il était difficile de rater.

Notre score pour nous quatre a été de 54 becs : 32 < 65 cm, 16 < 85 cm et 6 entre 90 et 102 cm.

Les leurres qui ont fait bouger Esox ont été le BBZ1 de chez Spro, les jercks de chez Westin, le Hitcher Jointed de chez Fox Rage ainsi que les spinnerbaits. Parmi ceux-ci, le BBZ1 a été le grand gagnant surtout dans la teinte perche.

Club Esox* : « Il y a plus de vingt ans qu’est née l’association Club Esox EFP. Consacrée au début à des séjours de pêche pour enfants, l’envie des papas de venir taquiner le brochet avec le fiston pousse le club à développer les séjours adultes. Yvon et Yvan, les deux pères du projet, œuvrent au côté de nombreux bénévoles au bon déroulement de ces séjours. Grâce à ces pêcheurs de talent et à l’accueil chaleureux de la famille Mac Guire, la pêche et la convivialité s’allient pour le bonheur de tous, à des prix abordables. Face aux nombres croissants de demandes de séjours de la part de couples dont un des deux membres ne pêchait pas, le Club Esox continue son évolution en mettant en place de semaines touristiques. Ainsi pêcheur et non pêcheur peuvent partir ensemble, chacun cultivant son plaisir. Lors de ces séjours exceptionnels, l’un part à la pêche, l’autre fait du tourisme dans ce pays qui gagne tant à être visité… ». Extrait du site du Club Esox dont vous pouvez poursuivre la lecture en consultant : www.club-esox.com .

Le mot d’Oleg.

Je suis d’origine russe et je vis en Belgique où j’exerce des activités commerciales. Lorsque mon métier me laisse un peu de temps, je pratique la pêche du carnassier en Belgique ainsi qu’aux Pays-Bas. Durant cet été, j’ai recherché le brochet en Meuse ainsi qu’en Semois que j’ai découverte cette année.

Ma sortie en bateau du samedi neuf juillet sur les secteurs d’Anseremme et Waulsort n'a rien donné malgré la beauté des paysages et les coins théoriquement parfaits pour le brochet : bords encombrés, arbres noyés, branches tombantes etc... Je n’ai pas eu une seule attaque ni vu un seul chevesne, malgré mes dérives lentes menées pendant plusieurs km de 4h à 22h.

Par la suite, j'ai eu l'occasion de passer trois soirées au bord de la Meuse où j’ai alterné la pêche au poisson blanc ainsi qu’aux carnassiers en mode spinning. Au blanc, mes deux plus belles prises ont été un barbeau et une tanche. En pêche itinérante, j’ai eu le plaisir de prendre quelques perches à la cuiller. Le dernier soir, j’ai eu une immense surprise en réalisant sur un Minnow 13 cm de teinte perche un brochet de 80 cm. Très adepte du cash and release, ce dernier fut remis très rapidement dans son milieu mais il lui fallut de longues minutes pour qu’il reparte dans de bonnes conditions vers les profondeurs. Ayant eu beaucoup de plaisir et de fierté à le capturer, je me fis alors la réflexion qu’aucun plaisir ne mérite la vie d’un poisson aussi magnifique de plus en plus rare dans nos eaux.

J’ai terminé mes vacances par une journée de pêche en Semois avec mon amis Christophe. J’ai vu beaucoup de poissons et réalisé quatre brochets que j’ai appréciés. De même, je pense être tombé amoureux de cette magnifique rivière qu’on me dit redevenir un paradis de pêche.

Extremadura Monsters.

Matthieu Schottler : « Passionné de pêche depuis ma plus tendre enfance, c’est dans ce domaine que j’ai envisagé ma vie professionnelle, il y a trois ans. Compétiteur dans l’âme et devenu champion de France en 2011 et 2014, j’ai décidé à ce moment de partager mes techniques et mon savoir. J’ai rejoint alors l’Extremadura où, durant trois années, j’ai exercé mon métier de guide de pêche. A partir de mars 2017, c’est en compagnie de Nil Boyon et d’un nouveau Nitro Z18 que je commencerai la saison 2017… ». Extrait du site de pêche de Matthieu Schottler.

www.extremaduramonsters.com

Brochet insolite.

Toujours très intéressé par ce qui touche de près ou de loin le brochet, notre curiosité nous a conduit jusque Montier en Der, une commune française située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne. C’est là au cœur de la Champagne que nous avons visité les ateliers de Richard Brouard, artiste et artisan ferronnier. Nous avons pu observer une large gamme de produits entièrement réalisés par ses soins : girouettes, enseignes, accroches-clés, etc…Parmi ceux-ci, nous avons découvert la réalisation de girouettes animalières dont plusieurs sur le thème de la pêche et notamment l’une intitulée le brochet.

Nous avons également appris que l’artiste proposait très souvent à chaque pêcheur de réaliser l’effigie de son brochet record. Ce qui nous a paru très intéressant pour les pêcheurs pratiquant le cash and release, le prix de ce travail de qualité restant encore très abordable. www.richard-distribution.net .

Nous avons ensuite visité le lac du Der qui est un des plus grands lacs artificiels d’Europe. D’une superficie de 4800 hectares en excluant les lacs de barrage, il offre 4000 hectares d’eau afin d’y pêcher avec succès le brochet, la carpe et le silure. www.pecheauder.com.